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lundi 17 juillet 2017

Macron entame le lien entre collectivités locales et les citoyens

Le souverain républicain impose aux autres une surcharge d'économies    

Les collectivités territoriales devront serrer la ceinture plus que prévu

Le chef de l'Etat réclame 13 milliards d’euros sur cinq ans, soit 3 milliards d’euros de plus que l’objectif fixé pendant la campagne.
Un objectif plus lourd que les propositions de campagne et que Macron fait désormais supporter aux collectivités au cours du quinquennat, annonce une source proche du gouvernement. Un chiffre confirmé par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin lors de la conférence des territoires, lundi 17 juillet, devant le Sénat.

Pendant sa campagne, Macron demandait un effort de 10 milliards d’euros aux collectivités locales, sur les 60 milliards de baisse de dépenses publiques ambitionnés au niveau national.

Lors d’une conférence de presse, le premier ministre Edouard Philippe a ensuite prôné " une réflexion d’ensemble sur la fiscalité locale".
"Nous devons donner plus de prévisibilité et plus de lisibilité (…) sur l’évolution des ressources des collectivités territoriales, a raconté Philou. Et nous devons engager une réflexion d’ensemble sur la fiscalité locale, sur la taxe d’habitation bien sûr - elle est annoncée -, mais plus généralement sur l’ensemble du système de financement des collectivités territoriales."
"Vous connaissez parfaitement la situation des finances publiques. Vous savez l’évolution des effectifs dans les trois fonctions publiques. Rien de tout cela n’est soutenable", a ajouté le premier ministre, qui l’a déclaré haut et fort :
"Nous devons diminuer notre montant de dépense publique. Les collectivités territoriales doivent prendre leur [juste ?] part à cet effort et cet effort sera globalement important." 
Les Français vont découvrir que la canicule qu'ils subissent sur les plages n'est rien 

Résultat de recherche d'images pour "taxe habitation"en comparaison de la charge fiscale qui va s'abattre sur eux à la rentrée.

"Je n’ai aucun doute sur le fait que ce sera dur et aucun doute sur le fait que ce sera long", a assenné Edouard Philippe. Le Philou a d'ailleurs tenté de faire avaler la pilule amère en évoquant son souci de faire de "la lutte contre les fractures territoriales une priorité nationale". 
Un gag de la même veine que la "jeunesse, priorité" de Hollande. Les bacheliers constatent aujourd'hui que la gestion de l'Enseignement supérieur par Najat Vallaud-Belkacem ne leur permet pas de trouver d'admission correspondant à leurs voeux. 
cf. PaSiDupesLes bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem

Tandis que Mélenchon prend des vacances, LR est au travail

Philippe Bas (LR) a réclamé le passage en urgence de "Jupiter à la démocratie" concernant les relations entre les collectivités locales et l’Etat. "La démocratie, c’est faire en sorte que l’Etat ne fasse pas ses fins de mois au détriment des collectivités", a déclaré le président de la commission des lois du Sénat, après avoir déploré que "ces [cinq] dernières années, les collectivités territoriales [aient] servi de variable d’ajustement au budget de l’Etat".

"Les compensations de l’Etat, on n’y croit plus", a grondé le sénateur de la Manche, à propos de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers à laquelle est opposé cet ex-secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac et ministre dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007.
"La Constitution exige que à peu près 60 % des recettes d’une commune viennent de l’impôt local. Si on descend en dessous, alors il n’y a plus d’autonomie financière, et s’il n’y a plus d’autonomie financière, la Constitution est violée."
En ouverture de la conférence des territoires, le porte-voix des collectivités locales, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), avait demandé que "l'Etat s’engage véritablement à respecter les élus, leur rôle et l’action des collectivités".
"Les élus locaux ne sont pas des pions qu’on bouge au gré des humeurs du jour : ce sont les pièces maîtresses du développement territorial de notre pays et les vigies de notre République."
Les élus territoriaux aussi "veulent de la stabilité et de la prévisibilité dans leurs ressources comme dans leur cadre d’action".
Or, "nous ne pourrons atteindre cet objectif qu’en menant une action résolue contre l’inflation normative qui pèse sur nos collectivités et empêche d’agir", a déclaré G. Larcher, peu avant la prise de parole d’Edouard Philippe.

Emmanuel Macron avait également annoncé la suppression d’environ 70.000 postes dans la fonction publique territoriale pendant la campagne présidentielle. De quoi faire de substantielles économies sur la proximité du service public avec la population.. Ce lundi après-midi 17 juilletnotre chef doit prononcer un discours de clôture lors de la conférence des territoires.

En attendant, profitez bien des bains de mer. 
Mais vous pouvez aussi en profiter pour vous noyer tout de suite.

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