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jeudi 6 juillet 2017

Le "Groupe Bellota", lobby en faveur du produit Edouard Philippe

Le premier ministre, au centre d'un groupe d'intérêts politiques 

Le mystérieux Edouard Philippe n'était pas un homme seul en politique

Avant de devenir Premier ministre, Edouard Philippe pouvait compter sur une poignée d'élus de droite avec qui il formait un groupe solidaire. Aujourd'hui à Matignon, il ne les a pas oubliés. Le Figaro révèle que le désormais ex-maire du Havre était entouré d'une poignée d'élus de droite qui formaient un clan appelé "Groupe Bolleta". Ce sont ses amis qui l'ont par exemple incité à semer les journalistes qui avaient pris son taxi en chasse le jour de sa nomination. Edouard Philippe avait alors fait mine de se rendre à l'Assemblée pour brouiller les pistes... avant de ressortir quelques minutes, après de l'autre côté et en voiture banalisée. Mais qu'a-t-il donc à cacher ?

Le quotidien fournit l'origine de ce groupe de garçons "inséparables". 
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C'est au lendemain des législatives de 2012 que le cercle voit le jour, quand Benoist Apparu, ministre délégué au Logement (2009-2012) dans le gouvernement Fillon III, pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, organise un dîner au restaurant Bellota-Bellota, rue Nicot, près de l'Assemblée. Une enseigne haut de gamme crée par Philippe Poulachon, importateur pionnier du jambon espagnol Bellota qu’il appelle "l’or noir espagnol", qui a évolué au fil du temps pour présenter une large palette de produits rares : saumon fumé, charcuteries, conserves de poisson, caviar
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Restaurant réputé pour la qualité de ses jambons made in France ibériques
Autour de la table se trouvent des convives de la même génération à droite : 
Franck Riester, député de Seine-et-Marne, soutien de Bruno Le Maire au premier tour de la primaire  de la droite et du centre à la présidentielle de 2016, puis parrain d'Alain Juppé et enfin président du groupe les Constructifs;
Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture de Sarkozy-Fillon, 2,4 % des voix à la primaire de la droite et du centre de 2017 et ministre de l'Économie et des Finances de Macron-Philippe;
Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et soutien de Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle, il annonça la création du groupe les Constructifs : républicains, UDI et indépendants ;
et... Edouard Philippe, qui milita au Parti socialiste dans les années 1990 pour soutenir Michel Rocard, il fut porte-parole d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre, avant d'être placé à Matignon par le président jupitérien.

Cinq ans plus tard, l'un est donc devenu Premier ministre, l'autre ministre de l'Economie de l'ex-conseiller de Hollande et ministre de l'Economie de Valls, et les deux autres, députés, ont formé le groupe LR-UDI "Les Constructifs" à l'Assemblée, un groupe de juppéo-compatibles, proches aussi de la ligne Macron. 

Des séditieux plus carabins que sectaires...

"Nous avions en commun une vision commune de la politique", assure Franck Riester au Figaro. Le rythme des réunions du "groupe Bolleta" s'accéléra. "Dans ces dîners, il n'y a rien d'informel. Ce sont des moments de détente. On aime se bidonner et forcément, comme nous sommes des politiques, ça parle politique", raconte un membre du groupe. 
Un groupe qui s'agrandit aux amis des amis : 
Gérald Darmanin, député-maire de Tourcoing, ex-directeur de cabinet de David Douillet au ministère des Sports, soutien des candidatures de N. Sarkozy, puis de Fillon, et aujourd'hui ministre du Budget, ami d'Édouard Philippe ; 
Gilles Boyer, directeur de cabinet d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux et alter ego d'Édouard Philippe "qu'il continue d'avoir cinq à six fois par jour au téléphone, même à Matignon" ; 
et Sébastien Lecornu, collaborateur de Bruno Le Maire et secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II et "témoin de mariage et de divorce de Gérald", aime-t-il plaisanter. 
"C'est vraiment une histoire d'amitié, ce groupe. Il y a un petit côté compagnonnage. J'ai d'ailleurs retrouvé un petit côté RPR. Mais c'est plus carabin que comploteur. C'est une troisième mi-temps sympathique", confie Gérald Darmanin. 

Et même pendant la primaire de la droite, où chacun avait son favori, il n'y avait aucune tension dans cette confrérie. "Même si nous ne faisions pas les mêmes choix, nous nous entendions très bien et nous savions qu'il n'y avait pas de coups tordus entre nous", confie Édouard Philippe au Figaro. 

"Macron a vite repéré notre petit groupe quand il était ministre de l'Économie
Quand François Fillon fut tracassé par des rumeurs et après sa mise en examen, le cercle d'amis se décida à la sécession à l'annonce que le candidat à la présidentielle se maintenait après son meeting au Trocadéro"Le groupe Bellota ne s'est pas concerté pour dire 'on s'en va'. On n'est d'ailleurs pas partis aux mêmes dates. Mais on a tous jugé individuellement, ou pour certains collectivement, que ce n'était plus possible", précise un des membres qui garde l'anonymat. 
Chez Thierry Solère, nouveau QG du groupe, les membres du groupe  décident de se rapprocher d'Emmanuel Macron, et vice-versa. "Macron a vite repéré notre petit groupe. On se voyait à la buvette de l'Assemblée, raconte un membre de la bande. Après, on s'est régulièrement retrouvés les uns ou les autres à des dîners avec lui [Macron].
 
Une fois devenu président, Emmanuel Macron sent qu'il y a des gens qui sont prêts dans ce groupe pour la recomposition politique," prêts à la désertion et à la trahison. "Hé les mecs, je croyais qu'on avait perdu la primaire !" fanfaronnent-ils. Le groupe apprend vite la probable nomination de l'un des leurs à Matignon en la personne d'Edouard Philippe. Ses amis décident de le soutenir et de ne pas rater l'opportunité. "La cohabitation idéologique et tactique au sein des Républicains devient de plus en plus compliquée. On en tire les conséquences : ce qui compte ce sont les idées, les partis doivent s'adapter", se justifie l'un des membres, sous couvert de l'anonymat. 
Edouard Philippe sera nommé Premier ministre, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ministres, Thierry Solère, élu questeur à l'Assemblée, Gilles Boyer nommé auprès du Premier ministre à Matignon.

Une franc-maçonnerie ?
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Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge « Fraternité verte »  et dans la  super-loge « Atlantis Aletheia »
Selon le maçon Serge Moatti, Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge 'Fraternité verte' et dans la super-loge 'Atlantis Aletheia', après avoir été "Young Leader" de la French American Foundation, puis participant à la réunion du club para-maçonnique Bilderberg en 2014 et à une "tenue blanche fermée" (réunion réservée aux frères et sœurs du Grand Orient de France et des obédiences amies), la secte maçonnique de la Rue Cadet, à Paris, le 21 juin 2016.
Alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, il avait rempli le Temple Groussier de 280 places, au siège du GODF.
 
l'appartenance maçonnique d'Emmanuel Macron révélé par Gioele Magaldi (franc-maçon italien au 30ème degré) et le journaliste juif franc-maçon Serge Moati - Le blog de Valentin BeziauEmmanuel Macron effectue le "salut à l'ordre" maçonnique (bras à l'équerre et main sur le coeur). Il a aussi fêté sa victoire au son de l'hymne à la joie du célèbre compositeur et franc-maçon Ludwig van Beethoven.
Au-delà de la forme, il y a aussi les mots choisis par le nouveau président, somme toute banals pour un président français, de "défendre les Lumières françaises". Et là, sont convoqués, non pas seulement les Illuminati - organisation secrète des maîtres du monde au coeur des théories complotistes - , mais aussi les Francs-maçons.

Son premier gouvernement est également révélateur de la macronie.
Il faut savoir que, outre l’Institut Montaigne, think tank "indépendant" dirigé par Laurent Bigorgne (intellectuel proche d'Emmanuel Macron, un "de longue date") et qui a accueilli les premières réunions du mouvement En Marche, 
ou du groupe Bilderberg (rassemblement annuel et informel d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, des media - Etienne Gernell, directeur d’édition à Le Point ou François Lenglet, journaliste économique sur France 2 - et de la politique - Manuel Valls, Fleur Pellerin, Emmanuel Macron, Alain Juppé, Laurent Fabius, Édouard Philippe, alors maire du Havre, etc...), 
Le Siècle est ce que l’histoire et la sociologie politiques appellent un "lieu de sociabilité" des élites. C'est une association d'influenceurs (tel Edouard de Rothschild, banquier, homme d'affaires et employeur de Macron) fondée à la Libération par d’anciens résistants - dont le journaliste radical-socialiste et franc-maçon Georges Bérard-Quélin (fondateur de la Société Générale) - avec pour objectif de faire se rencontrer les "élites" au-delà du clivage gauche-droite, et à cent lieues des "gens qui ne sont rien".
Edouard Philippe, premier ministre, young leader de la FAF, validé par le Groupe Bilderberg.
François Bayrou, (ex-)Garde des Sceaux, membre du Comité d’Honneur de la Licra.
Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur: vieux franc-Maçon lyonnais avéré, membre du Siècle.
Bruno Le Maire, ministre de l’écologie, membre du Siècle.
Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, membre du Siècle.
Sylvie Goulard, ministre des Armées, membre du Siècle et appréciée du groupe Bilderberg.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, héritière des Editions Actes Sud.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, membre du Siècle.
Murielle Pénicaud, ministre du Travail, membre du Siècle.
Elisabeth Borne, ministre du Travail de l’Ecologie et du Transport, membre du Siècle.
Agnès Buzyn, ministre de la Solidarité et de la Santé, mariée au président de l’Inserm… intervenante régulière au Grand Orient de France (GOF).
Nicolat Hulot, qui croit peut-être encore que le saint-simonien Macron va freiner la "croissance"… intervenant au GOF.
Dès avril 2017, le Grand Maître du Grand Orient de France (GODF), Christophe Habas, avait appelé à voter Macron.

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