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lundi 3 juillet 2017

La France insoumise, poing levé Place de la République, contre le "coup de force" de Macron au Congrès de Versailles

Macron irrite déjà une part importante de républicains, après seulement six semaines

Le parti de Mélenchon s'est donné rendez-vous place de la République à Paris

Après l'intervention fleuve du président à Versailles, boycottée par La France insoumise, les parlementaires de La France insoumise, qui avaient décidé de se "rebeller" et de ne pas se rendre à la convocation du président de la République pour assister à son intervention à Versailles, ont organisé une manifestation à Paris afin de contester ce qu'ils estiment être un "coup de force" d'Emmanuel Macron. 

Sur les réseaux sociaux, le leader du parti Jean-Luc Mélenchon a conspué le discours du président

Mélenchon a prévenu de son refus de participer au meeting de Versailles

VOIR et ENTENDRE
le député insoumis justifier son abstention (ennui mortel):


VOIR et ENTENDRE le chef d'entreprise  antilibéral Eric Coquerel [LFI) expliquer en quoi cette mascarade, "pharaonique" à tous égards (mise en scène, contenu et coût), est intolérable :



"Interminable pluie de truismes à Versailles".
Faux marbre, bonapartisme surjoué, européisme bêlant, ennui mortel", a commenté Jean-Luc Mélenchon au nom de La France insoumise sur son compte Twitter. 


Des parlementaires du parti communiste (PCF) avaient, quant à eux, appelé à un rassemblement en parallèle à l'intervention du président 
réaffirmant leur ferme intention de ne pas "cautionner la dérive monarchique du pouvoir".
Le PCF avait appelé "le Tiers-État" à manifester devant l'hôtel de ville de Versailles pendant le Congrès réuni par Macron.
Prenant une référence directe à la Révolution de 1789, le Parti communiste écrit :
Contre le coup de force institutionnel de Macron, manifestons à Versailles Lundi à 14h. Le Tiers-État se donnera rendez-vous à Versailles pour protester contre le coup de force institutionnel d'Emmanuel Macron.
Quelques minutes avant cette annonce, Jean-Luc Mélenchon et ses camarades députés de la France insoumise dénonçaient des "franchissements de seuil dans la direction pharaonique de la monarchie présidentielle" depuis l'entrée en fonction d'Emmanuel Macron.
Sur son mur Facebook, le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel écrit :
"Nous n’irons pas à Versailles adouber le monarque présidentiel. Nous n’irons pas à Versailles pour valider le court-circuit du travail de l’Assemblée, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre et du vote de confiance au gouvernement— ou de défiance – qui doit s’en suivre après débat. Ce n’est pas respectueux de l’Assemblée nouvellement élue et un mauvais présage sur le rôle dévolu aux parlementaires dans cette législature qui s’ouvre."
Macron 1er prend ombrage de la révolte républicaine
C’est devant tout le Parlement réuni en Congrès qu’Emmanuel Macron s’est exprimé ce lundi 3 juillet. Tout le Parlement ? Non,  ont décidé de boycotter le discours de celui qu’ils critiquent pour son côté "monarchique".

Dans son discoursEmmanuel Macron a sermonné les députés communistes rassemblés devant l'hôtel de ville de Versailles, les députés de la France insoumise  sur la place de la République à Paris et les quelques élus UDI, PS ou LR, entrés en résistance. Le chef de l’Etat a sévèrement dénoncé "la désertion" de ces députés qui ont préféré boycotter le Congrès. Avant de les accuser ainsi, Emmanuel Macron avait moqué leur "conception vague" de leur rôle de député et dénoncé leur "arrogance doctrinaire" ou leur "sectarisme" :
Si la considération et la bienveillance que cela traduit à l’égard du Parlement apparaissent pour certains comme une dérive condamnable, c’est sans doute qu’ils ont de leur rôle de parlementaire et du rôle du président de la République une conception vague que masque mal l’arrogance doctrinaire ou le sectarisme.
Puis, s’appuyant sur l’Abbé (Emmanuel) Sieyes, penseur et acteur de la Révolution française, et Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, autre figure de la Révolution de 1789, Emmanuel Macron a renchéri :
"Il est toujours préoccupant que des représentants du peuple se soustraient aux règles de la Constitution qui les a fait élire. Sieyes et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement le mandat que leur avait confié le peuple. Le président de la République doit fixer le sens du quinquennat et c’est ce que je suis venu faire devant vous.
Le député LFI, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a visiblement écouté les propos présidentiels. Aussi a-t-il tweeté une réplique instantanée au chef de l’Etat :
Maladroite référence historique qui trahit l'inconscient du Président.. Sieyes et Mirabeau siégeaient devant le Roi ! 

Parole de prof d’histoire au banquier.

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