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dimanche 24 septembre 2017

Sentencieux Mélenchon à Macron : "c’est la rue qui a abattu les nazis" !

L'odieux amalgame de Mélenchon visant Macron

Lors de la manifestation organisée par La France insoumise contre la réforme du code du travail


"C’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis…," a lancé Jean-Luc Mélenchon, samedi 23 septembre. Dans leur affrontement verbal à distance, les protagonistes se répondent coup pour coup sur la réforme du Code du travail dont les ordonnances ont été signées vendredi.

Grisé par les media et leurs sondages qui en font le seul opposant à Macron, le 'lider maximo' entendait donc répondre par un raccourci hasardeux et insultant à Emmanuel Macron, qui avait déclaré sur CNN, le 19 septembre, que "la démocratie, ce n’est pas dans la rue". Alors que ses propos ont déclenché une polémique, dans un post de son blog intitulé "la marche du peuple et la diversion", Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu’il n’a "jamais comparé le gouvernement actuel aux nazis". 

Dans son délire, Mélenchon s'adressait à "monsieur le président"

Cinq mois après l'élection présidentielle, le troisième de la compétition, éliminé dès le premier tour, reste aigri et vindicatif. Mélenchon estime que Macron bute sur "la volonté du peuple de ne point se laisser dépouiller de ses droits. 
On voit donc ses agents réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force", réplique-t-il, suite à l'indignation générale qu'il a suscitée. 
"Il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis," nie-t-il.  Intitulé "la marche du peuple et la diversion", il se défend d’avoir "comparé le gouvernement actuel aux nazis". Pour lui, les "agents" d’Emmanuel Macron en sont "réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force." Et de conclure : "Dorénavant il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis".

VOIR et ENTENDRE l'anaphore fallacieuse et insultante du délirant Mélenchon :
video

Depuis, les condamnations pleuvent sur le leader de la France insoumise
Jean-Claude Mailly, le patron de Force ouvrière, a taclé l'ex-professeur sur sa pseudo maîtrise de l'Histoire. Invité du Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI, il a ainsi réagi au déraillement de Mélenchon, déclarant : "Le régime nazi, c’est pas la rue qui l’a abattu, ce sont les alliés, ce sont les Américains, ce sont les Russes à une époque, etc (…) Si on connaît un peu son Histoire, c’est même la rue qui a amené le nazisme d’une certaine manière, donc il faut faire attention à ce que l’on dit".
Cette faute - un classique de l'extrême gauche - lui collera désormais à la peau.

Affrontement de deux bandes : la rixe se termine en drame à Paris 19e

Un mort et plusieurs blessés dans une rixe géante à Paris

Une "bagarre" impliquant une trentaine de "jeunes" a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans le 19e arrondissement de Paris


Peu avant minuit, des détonations ont été entendues entre la gare RER Rosa Parks et les rues de Crimée, de l'Ourcq, Gaston Tessier et d'Aubervilliers, révèle Le Parisien. Sur place, les secours et les forces de l'ordre y découvrent un "jeune homme" de 18 ans, "agonisant, une balle dans l'abdomen". Il était connu des services de police, précise Le Point.
Mortellement touché, il décédera dans la nuit à l'hôpital Bichat, indique le quotidien. Dans le quartier de la rixe, qui n'aurait opposé que "deux groupes d'une vingtaine de jeunes des cités Mathys et Colette-Magny, qui se sont affrontés en utilisant armes à feu et bombes de gaz lacrymogène". Les policiers découvrent neuf douillesSelon Le Point, "les enquêteurs ont retrouvé trois cartouches percutées, de calibre 9 mm".

Résultat de recherche d'images pour "Paris 19e"Un deuxième mineur s'est présenté de lui-même à l'hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement de la capitale. Lui aussi était blessé par balle, mais au niveau de l'épaule.

Un peu plus tard, c'est une mère de famille qui a contacté les secours pour son fils, âgé de 17 ans, qui avait reçu un coup de couteau au bras et au flanc droit. La radio effectuée par les médecins de la Pitié-Salpêtrière a également révélé la présence d'éclats de balle dans la blessure de ce troisième "jeune homme". 

Mars 2016 : lors qu'un rassemblement de lycéens devant le lycée Bergson (19e) en soutien à l'élève qui agressa un policier la veille, plusieurs dizaines de jeunes s'en sont violemment pris aux commissariats du 10e et 19e arrondissement.
Les circonstances de cette rixe restent encore très floues, d'autant que "les témoins ne sont guère bavards", raconte une "source proche du dossier" au quotidien. Les images de vidéosurveillance du quartier ont été saisies : seront-elles plus "bavardes" ? 
L'enquête a été confiée aux enquêteurs de la 2e DPJ de Paris. Le ou les tireurs n'ont encore pas été identifiés.

Le XIXe arrondissement est une zone multiculturelle au NE de Paris
"Une" du Parisien (édition Paris) du 14 avril 2017

Roger Madec, sénateur socialiste, a imprimé sa marque sur cet arrondissement pendant 17 ans (1995-2013). 
Cet apparatchik socialiste fut aussi favorable au pack mariage homosexuel, Procréation Médicale Assistée (PMA) et Gestation pour autrui (GPA). Modèle de tolérance démocratique, du tournage dans la salle des mariages de la mairie d'arrondissement d'un numéro de l'émission de France 2 Complément d'enquête, consacré à l'homosexualité, le 29 novembre 2012, lors, il fit couper l'électricité pendant l'interview de la porte-parole de l'opposition au mariage pour tous, Frigide Barjot.


En 2012, il salua comme un "grand pas" le vote "consacrant la Palestine comme un État observateur" à l'ONU. Fin juillet 2017, trois semaines après l’évacuation de 2.770 migrants dans le quartier de la Chapelle, les campements se sont reformés et, dans l’immense majorité des cas, ce sont ceux qui ont été mis à l’abri début juillet, pour la plupart des migrants venus du Soudan, d’Erythrée ou d’Afghanistan, de passage en France vers le Royaume Uni, après avoir transité par l'Allemagne, la Suède ou la Norvège. Le 18 août dernier, plus de 2.000 migrants étaient à nouveau évacués. "Une partie des migrants présents à la Chapelle serait probablement là-bas pour tenter la traversée. Mais on recense également énormément de migrants qui souhaitent rester en France pour commencer une nouvelle vie ici," admet Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.
Soudanais aux abords du CAO du Boulevard Ney
En novembre 2016, un centre pour migrants a ouvert ses portes à Paris et c'était dans le XIXe, au 70, boulevard Ney. Exclusivement réservé aux hommes, ce Centre d’accueil et d’orientation(CAO), "centre humanitaire d’accueil pour réfugiés" de 400 places, mais un lieu de transit : les clandestins sont censés y rester de cinq à dix jours maximum. La Ville de Paris (ses contribuables) a déboursé 6,6 millions d’euros pour l’installation de ce nouveau centre d’accueil d’urgence, et l’Etat (c'est qui ?) 1,3 million. Les frais de fonctionnement annuels (dont les salaires des 120 salariés) sont partagés par la Ville – 1,4 million d’euros – et l’Etat – 7,2 millions d’euros.

En avril 2017,
une bagarre généralisée a éclaté au centre d'accueil des migrants Porte de la Chapelle à Paris, impliquant plus d’une cinquantaine de migrants, Afghans d’un côté et Soudanais de l’autre. Une vingtaine de migrants a été blessée. Un jeune homme, frappé à coups de bâton, était dans un état grave, sans que soit engagé son pronostic vital.

Les armes à feu parlent de manière récurrente.
En août 2016, un homme fut blessé par balle près des Buttes-Chaumont, le long de l’avenue Simon Bolivar (19e arrondissement), après qu’une bagarre ait éclaté vers 2h30 du matin, d'après Metronews. La police soupçonna un règlement de comptes et on en resta là, malgré une personne laissée "allongée au sol"...Une habitante du quartier donne davantage d’éléments. "Je dormais les fenêtres ouvertes et j’ai entendu plusieurs détonations, comme trois ou quatre coups de feu. Quand j’ai regardé dans la rue, j’ai vu un groupe de personnes, dont une était allongée sur le sol. Ensuite, d’autres hommes sont arrivés avec des barres de fer", expliqua-t-elle.
Le 21 mars 2017, un jeune homme un adulte de 30 ans est mort des suites de ses blessures après une bagarre dans un bar à Paris, rue de la Grange-aux-Belles dans le Xe arrondissement. Une vingtaine d'individus ont mené une expédition punitive, pénétrant dans un bar et provoquant une violente bagarre. Dans un premier temps, trois "personnes" ont été grièvement blessées, à coups de couteau ou à coups de barre de fer. Mais le plus durement touché, qui avait reçu pas moins de quatre coups de couteau, a été transporté à l'hôpital Lariboisière avant de décéder sur place. La victime, âgée de 30 ans, était domiciliée dans le ...XIXe arrondissement de Paris.

XIXe contre XVIIIe: la guerre de bandes qui déchire le nord-est de Paris
Dans un article d'octobre 2016, Les InRocks alerta sur la montée de la violence - singulièrement depuis 2014- entre "ses jeunes" et ceux de l'arrondissement voisin du XIXe, dans des "batailles rangées" à proximité du "pont bleu", rue Riquet.
Des bandes de plus en plus jeunes – certains n'ont pas mué – mais aussi de plus en plus violentes, comme le témoigne une vidéo amateur d'une de ses "batailles rangées", qui ont lieu à proximité du "pont bleu", rue Riquet, à la frontière des deux arrondissements.

VOIR et ENTENDRE l'affrontement entre "personnes" de couleur en 2013:
Pour tenter une prise de conscience de la violence et de l'absurdité de ces violences juvéniles, un documentaire, en collaboration avec Pas 2 Quartier, donne la parole à ces jeunes, en leur demandant ce qu'ils pensent de l'engrenage dans lequel ils se piègent. Associé à Medhi, un bénévole du LAI (une structure dediée aux jeunes du 18e), ainsi que Youssouf de l’association Entr'Aide, basée dans le XIXe, il présente ce document :
"Si, arrivé à un certain âge, il peut y avoir de vrais enjeux chez les plus jeunes, ces bastons ont plutôt un air de 'guerre des boutons' ", mais mortelle !, entre "gamins de deux territoires"sans objectif précis. 
Dans le quartier La Chapelle, les campements se reforment évacuation après évacuation.
Migrants désoeuvrés, Porte de La Chapelle, Paris 19e (juillet 2017)
Beaucoup d’entre eux sont déscolarisés. Et de manière plus générale, les activités manquent dans ces quartiers", assure-t-on sur France 24, suggérant une faible attractivité de l'école...
Image associée
Des élus locaux interrogés mettent en cause la pauvreté et le manque d'encadrement familial pour tenter de se défausser de la responsabilité de ces tensions. La pauvreté, la forte démographie dans le quartier de La Chapelle et le manque d’encadrement familial, quand les parents ne maîtrisent pas la langue véhiculaire et n’ont pas un rythme de travail sécurisant, "si bien que leur goût du challenge n’est pas utilisé à bon escient" !

Image associéePour apaiser les tensions entre les bandes des deux arrondissements, de nombreux projets culturels ont été lancés, ce qui contredit l'excuse du "manque d'encadrement". La dernière étape est de montrer cette vidéo aux protagonistes des bagarres, pour leur faire prendre conscience de l'aspect primitif de ces luttes meurtrières, un retour à la barbarie décrit par William Golding dans "Sa Majesté des Mouches".


samedi 23 septembre 2017

Loi Travail : la gauche radicale a-t-elle relevé le défi des 120.000 militants dans la rue ce samedi ?

Mélenchon mobilise plusieurs dizaines de milliers de contestataires contre "le coup d’Etat social"

Plusieurs élus de gauche, dont le candidat PS battu, Benoît Hamon, ont manifesté samedi à Paris, parmi entre 30.000 et ...150.000 mécontents.
De gauche à droite : Benoit Hamon, Emmanuel Maurel (PS) et Jean-Luc Mélenchon, samedi à Paris.
"Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari," estime Le Monde. En réunissant plusieurs dizaines de milliers de contestataires (150.000, selon les organisateurs, mais seulement 30.000, selon le ministère de l'Intérieur), samedi 23 septembre, à Paris, entre Bastille et République, pour sa "marche contre le coup d’Etat social" "le chef de file de 'La France insoumise' (LFI) se pose durablement comme la principale figure de l’opposition à Emmanuel Macron et à sa politique," déclare le journal socialiste.
"Nous sommes engagés dans un bras de fer social, mais il s’agit de davantage encore… [Les ordonnances], ce n’est pas seulement le contenu antisocial qu’elles portent en elles, mais c’est l’incroyable subversion de l’ordre républicain (...) Ces gens détruisent tout ce que nous avons construit, nous, nos mères, nos pères, nos grand-pères... ", a ainsi estimé, vindicatif, l’ex-candidat malheureux à la présidentielle, en ouverture de son discours, dénonçant le "saccage" de l’éducation nationale et du logement social.
Le député parachuté à Marseille s’installe aussi comme le pôle d'attraction de la gauche à reconstruire


Le jour même de la publication des ordonnances d’Emmanuel Macron au Journal officiel, il en a apporté la preuve en attirant dans le carré de tête de la manifestation des meneurs égarés de la gauche en voie d'extinction. Outre les députés de La France insoumise (LFI), plusieurs  se sont résolus à venir pour la photo de famille dont la dernière remonte à fort longtemps. Et si Mélenchon n'a pu que constater l’absence des meneurs syndicaux, à l’exception de l’Union syndicale Solidaires qui avait un point fixe, comme Philippe Martinez de la CGT qui ne mélange pas les genres, ils avaient fait le plein des organisations politiques.

Benoît Hamon, ancien candidat socialiste laminé à la présidentielle, était présent avec son lieutenant Guillaume Balas, forts de leurs 6%. Dans un communiqué, l’ex-député quinquagénaire des Yvelines et démissionnaire du PS pour lancer le mouvement du 1er Juillet a néanmoins tenu à garder les mains libres, expliquant que "la participation aux initiatives de La France Insoumise ne relève ni d’une alliance privilégiée, ni d’un partenariat stratégique en vue d’un programme commun ou de la conquête du pouvoir".
L'eurodéputé Emmanuel Maurel, également à l’aile gauche (il fut un des responsable de campagne de Hamon) et toujours membre de la direction provisoire du PS, était là aussi, ainsi que les écologistes Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne, et Sergio Coronado, ex-député. 

Marie-George Buffet, Elsa Faucillon et Stéphane Peu, députés communistes, avaient également fait le déplacement. Même Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui entretient de mauvaises relations avec Mélenchon, s’est senti obligé de venir saluer le carré de tête avant de filer à la marche pour la paix organisée par son parti.
"J’espère que nous serons capables de construire ensemble, dans le respect de tous, des mobilisations unitaires toujours plus fortes et résolument conquérantes", a-t-il notamment insinué.
Construire un rapport de force

Rouge jusqu'à la pointe des cheveux, Adrien Quatennens, député néo-député (27 ans, LFI) du Nord, menace : "Ici ce n’est qu’un début". Réconforté de "sentir derrière lui des milliers de personnes", cet ancien d'EDF et d'ATTAC est plein de hargne.
"On n’organise pas un baroud d’honneur. Les gens ne sont par là pour faire un défilé de mode. On est là en train de signifier à Emmanuel Macron qu’on répond présents au bras de fer qu’il a souhaité. Si lui ne cédera pas, on ne cédera pas non plus."
Son camarade Alexis Corbière se met pourtant à rêver éveillé que "le gouvernement recule ce soir"

A plus moyen terme, les élus insoumis travaillent à organiser la contestation, qui pourrait passer par une "convergence", en particulier avec les syndicats. "Ca serait positif, estime Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis. Je crois qu’il faudra ça pour bloquer la politique de Macron." Et de rappeler qu’en 2006, lors des luttes contre le CPE, le gouvernement de Dominique de Villepin avait renoncé au Contrat Première Embauche, pourtant promulgué par le président Chirac. A la tribune, Jean-Luc Mélenchon a lui ainsi plaidé pour cette union des luttes :
"Nous allons nous rapprocher des organisations syndicales pour leur proposer de se mettre à notre tête pour mener le combat, un combat qui soit déterminé, décisif et tous ensemble. Ce n’est pas qu’une bataille sociale, c’est une bataille républicaine."
Mais, première faille, la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, dissimulée derrière le Nouveau Parti anticapitaliste, NPA, n’a pas souhaité participer au carré de tête.
"L’union est un combat !, sourit Eric Coquerel. On est pour l’unité la plus large et pour que ça continue. Mais on n’est pas là pour servir de marchepied à qui que ce soit."

Les manifestants se réjouissaient d'être en marche contre la politique du gouvernement et  d'être entrés en lutte pour un rapport de force suffisant qui le fasse reculer. 
Venu d’Arcachon, Jean-Philippe, 59 ans, appelle à faire "front commun": "Je viens défiler contre la politique de Macron. Pas simplement contre les ordonnances. Il faut actualiser la lutte des classes qu’Emmanuel Macron a remis au goût du jour. On peut le faire reculer avec un énorme rapport de force. En ce moment c’est très compliqué avec les syndicats, mais on doit construire un front commun," estime un ancien militant syndical Sud Rail, il milite aujourd’hui à la France insoumise.
"On défile contre la politique de Macron, mais surtout contre les ordonnances," nuance Pascale, 63 ans, architecte et sympathisante LFI. J’ai été à toutes les manifs syndicales et à la Fête de l’Humanité aussi. Cette marche est complémentaire avec tout ça. Il n’est jamais trop tard pour faire reculer le gouvernement."

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Lors de la dernière mobilisation à l’appel de LFI, le 18 mars, 130.000 personnes s’étaient rassemblées à Paris, selon les organisateurs. La police n’avait pas donné de chiffres.

Deux journées de grève et de manifestations dans toute la France contre la réforme du code du travail ont déjà eu lieu les 12 et 21 septembre, à l’appel de la CGT. La première aurait rassemblé entre 223.000 et 500.000 personnes, tandis que la seconde a réuni entre 132.000 et 223.000 manifestants (chiffres police et CGT). L'air de ne pas y toucher, Le Monde veut manifestement suggérer quelque chose...

Le gouvernement s'inquiète de la propagation de discours radicaux

Castaner diabolise l'opposition, la qualifiant de "radicale"

Le porte-parole du gouvernement s‘est inquiété vendredi de la propagation de discours "haineux"

L'opposition banaliserait la violence en France, 
Marcheur pesant
selon Christophe Castaner,  au lendemain de l‘incendie à Grenoble d‘une caserne de gendarmerie revendiqué par un groupe anarcho-révolutionnaire.

"Il y a aujourd‘hui des expressions de gens d’extrême gauche qui portent de la violence là où elle n‘est pas nécessaire", a-t-il lâché lors du compte-rendu du Conseil des ministres, conseil durant lequel cette question a été abordée par Emmanuel Macron. Le porte-parole prétend-il que la violence pourrait être nécessaire ici ou là ?
Il s'agit de "dénoncer ceux qui aujourd'hui sont alimentés par des discours haineux, par des discours de radicalité qui font qu'on trouve banal de mettre le feu à des locaux gérés par nos forces de sécurité", a-t-il expliqué.

Un groupe anarcho-révolutionnaire - qu'il ne nomme pas - a en effet assumé l'incendie criminel qui a ravagé dans la nuit de mercredi à jeudi la caserne de gendarmerie de Grenoble (Isère), détruisant 2.000 m2 de locaux et plusieurs véhicules de service (ou particuliers) : il l'a revendiqué comme Daech un attentat terroriste. 

Lien PaSiDupes : Un groupe anarchiste revendique l'incendie criminel de la caserne de Grenoble
<br>Attention. 
Cette scène d'extrême violence peut heurter les citoyens les plus sensibles :
video

Dans son message de revendication, le groupe  d'extrême gauche revendique un acte de "solidarité" avec les neuf activistes qui comparaissent cette semaine au tribunal correctionnel de Paris pour une précédente tentative d'assassinat de deux fonctionnaires de police attaqués en meute, alors qu'ils se trouvaient en patrouille dans leur voiture de fonction, le 18 mai 2016, à l'occasion d‘une manifestation contre la loi Travail.

"Il faut avoir en tête que la radicalité portée par certains dans le discours politique peut aboutir à faire le lit de femmes et d‘hommes, de militants radicaux, qui ne veulent rien ‘pour’, mais veulent ‘contre’ ”, a martelé l'ex-maire socialiste de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence).

Après les accusations voilées, la leçon de morale à tous

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"Il est important que chacun ait en tête sa propre responsabilité" dans ces "radicalités" construites "par la seule ambition de détruire les fondements mêmes de notre société", a-t-il ajouté, c'est-à-dire une volonté révolutionnaire. Le porte-parole du gouvernement a alors mentionné le chef de l'Etat, pour rappelé que Macron a promis de la fermeté.
Les criminels ont toutefois été traduits en correctionnelle et non aux Assises.Ils auraient alors encouru jusqu'à six ans de prison ferme. Or, le lendemain, vendredi 22 septembre, représentant de l'Etat et du peuple, le procureur de la République a réclamé 8 ans de prison pour l’incendiaire présumé de la voiture, qui réside en Suisse et est absent du procès...
Contre le principal acteur anarcho-révolutionnaire, Antonin Bernanos, 23 ans, sans doute le prévenu le plus médiatisé, le Parquet a en outre requis
cinq ans de prison, dont un avec sursis !...
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Poseur et bas de plafond
Christophe Castaner n'a cité aucun nom vendredi mais, début septembre, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement avait dénoncé les propos tenus par le député Jean-Luc Mélenchon, chef de file de "La France insoumise" qui, grâce à la complicité de la presse, se présente comme le principal opposant au chef de l'Etat.
Fils de militaire et cancre au lycée, Castaner avait déjà estimé qu'en appelant "à l‘insurrection" et en parlant de "coup d‘Etat social", l'ancien candidat à l’élection présidentielle "n'apaise pas la société". 
En février 2008, huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, alors que les effets de la crise économique et financière internationale commençait de frapper la France, Ségolène Royal n'avait pas hésité à dénoncer le bilan "calamiteux" du président de la République : la candidate socialiste battue en 2007 déclara qu'elle sentait monter un "vent de révolte"... L'ex-épouse répudiée du président Hollande apaisait-elle la société ou cherchait-elle à "porter de la violence là où elle n‘est pas nécessaire" ?



Chargée au gouvernement des Relations avec le Parlement, la tête de gondole du PS battu à la Régionale 2015 en PACA n'a pas maîtrisé le désordre créé par les élus LREM parvenus à l'Assemblée

"Lorsque je dis qu'il faut une insurrection citoyenne, eh bien, c'est une révolte des citoyens", avait répondu à Castaner Jean-Luc Mélenchon, qui prendra la tête ce samedi 23 d'une manifestation à Paris contre le "coup d'Etat social" que constituent selon lui les ordonnances réformant le Code du travail.

vendredi 22 septembre 2017

Affaire Business France : l’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud va tout prendre

L’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud placée sous statut de témoin assisté 

Muriel Pénicaud avait connaissance du coût de l’événement à Las Vegas, selon Fabienne Bothy-Chesneau.
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Son ex-collaboratrice chez Business France, Fabienne Bothy-Chesneau (photo ci-dessous), a été placée jeudi 21 septembre sous le statut de témoin assisté par les juges d’instruction qui enquêtent sur le financement controversé du déplacement de campagne d’Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, selon une déclaration de son avocat à l’Agence France-Presse. 

Actuelle ministre du Travail de Macron, Pénicaud nie. 
Se sentant protégée en haut lieu, la ministre s’est même déclarée "très sereine" dans cette affaire, alors qu'une mise en examen aurait pu fragiliser Muriel Pénicaud en pleine réforme du code du travail. Elle a toutefois promis de démissionner en cas de mise en examen. 

Ce dossier, politique puisqu'il implique le candidat Macron, est lié à l’organisation, en janvier 2016, d’une soirée de promotion du candidat Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie de Valls et Hollandeauprès des startupers expatriés à Las Vegas. 

L’organisation de l’événement, qui avait coûté près de 290.000 euros, avait été confiée à l’agence de communication Havas, sans appel d’offres spécifique par Business France (BF), organisme public dépendant de Bercy et chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l’étranger. Business France était dirigé, à l’époque, par Muriel Pénicaud. 

Suite à un rapport de l’Inspection générale des finances, le ministère de l’Economie avait fait un signalement au Parquet de Paris, qui avait ouvert l'enquête confiée en juillet à trois juges d’instruction. 

Une enquête pour "favoritisme et recel de favoritisme"

Dans cette affaire Business France, dans laquelle est citée la ministre du travail, Muriel Pénicaud, F. Bothy-Chesneau suggère l’implication directe de Pénicaud.
Depuis le début de l’affaire, Muriel Pénicaud ne reconnaît que d'avoir été au courant d’éventuels dysfonctionnements après l’organisation de l’événement et avoir immédiatement diligenté un audit externe indépendant auprès du cabinet E&Y.
Ernst & Young Global Limited est un réseau de cabinets d'audit dont les avocats sont spécialisés en fiscalité. Or, il s'en trouve un à Marseille où Macron passe ses vacances (lien PaSiDupes) et se rend ( Immeuble le Calypso, Quartier Euromed, 48 Quai du Lazaret, 13002 Marseille) sous tous les prétextes ... (lien PaSiDupes) 
Mais F. Bothy-Chesneau a livré une autre version aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à la fin de juin. 
Elle a notamment expliqué que si elle avait été chargée de mettre en œuvre la soirée, elle se défend d'avoir eu tout pouvoir décisionnaire. 
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F. Bothy-Chesneau avait également assuré qu’à partir de la fin novembre 2015, soit plus d’un mois avant l’événement, le meeting de Las Vegas avait été évoqué de manière continue avec Muriel Pénicaud. Un courriel, révélé par Le Monde, suggère ainsi que l’actuelle ministre était au courant du coût prévisionnel de l’événement dès le 20 novembre 2015. Ce jour-là, la directrice adjointe de la promotion et de la communication de Business France (BF), Julie Cannesan, lui écrit : " 'Muriel, nous avons eu le cab [cabinet de] Macron en ligne (…) Parmi les ‘points à retenir’, celui-ci : ‘Budget : 300 KEUR [300.000 euros]' ".  
Emmanuel Macron a été ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique de août 2014 à août 2016.
La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé le conseil d’administration de Business France de possibles dysfonctionnements qu’en décembre 2016, soit six mois après avoir pris connaissance de l’audit d’E&Y, et d’en avoir présenté " une synthèse biaisée", d’après Libération. 

Dans ce document, E&Y n’exclut pas que sa "responsabilité" pénale "soit envisagée", même si sa "participation personnelle dans le cadre du marché (…) n’a pas été identifiée". 

De son côté, Havas soutient que l’opération entrait dans le champ d’un contrat-cadre sur "la promotion de l’attractivité économique de la France", notamment aux Etats-Unis, que l’agence avait signé en 2015 avec Business France, à l’issue d’un appel d’offres. L’agence de communication juge que, à ce titre, la soirée à Las Vegas ne nécessitait pas de mise en concurrence.