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samedi 17 avril 2010

Accord pour un plan d'aide aux chômeurs en fin de droits

La droite est sociale et solidaire

Depuis le début 2010, Laurent Wauquiez préparait des mesures opérationnelles pour les 400.000 chômeurs en fin de droits qui se retrouveront sans revenus cette année. Il promettait « plusieurs centaines de millions d'euros », cofinancés par l'Etat et l'Unedic.


Pas de laissés pour compte


Les chômeurs en fin de droits bénéficieront d'une allocation temporaire, de formations rémunérées et de contrats aidés, selon un compromis auxquels sont parvenus jeudi soir la majorité des syndicats, le patronat et le gouvernement.

Solidarité financière des nantis

=> Au terme d'une ultime réunion de trois heures, gouvernement, syndicats et patronat ont décidé d'un "plan rebond pour l'emploi" de 705 millions d'euros destiné à plus de 300.000 demandeurs d'emploi en fin de droits.

=> Les Conseils régionaux, sollicités pour participer au financement des formations pour 20.000 chômeurs en fin de droits pourraient ajouter 133 millions d'euros supplémentaires à ces nouvelles dépenses .
Sur le million de demandeurs d'emploi devant arriver en 2010 au bout de leurs droits à une allocation chômage sans avoir retrouvé un travail, l'objectif était de trouver des mesures pour 360.000 personnes sans revenu de remplacement, financées conjointement par l'Etat et les partenaires sociaux.
Les mesures, qui devraient entrer en vigueur à partir de la fin mai, au lieu de la fin mars initialement envisagée, bénéficieront à une partie des demandeurs d'emploi arrivés au terme de leurs allocations entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010.

=> Une aide exceptionnelle pour l'emploi

"Filet de sécurité" pour 70.000 à 110.000 personnes et pour un coût maximal de 220 millions d'euros, cette aide est cofinancée à 50/50 par l'Etat et l'assurance chômage, donc par les 'privilégiés' et les classes moyennes sollicitées en toutes circonstances.

Cette aide sera
du même montant que l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) - près de 460 euros par mois - et d'une durée maximum de 6 mois, mais ne sera versée "que lorsque d'autres solutions n'auront pu être proposées par Pôle Emploi" et ne sera pas accordée à un chômeur qui aura refusé un contrat aidé ou une formation.

=> Outre ces allocations, des actions en faveur des fins de droits

Formations rémunérées
pour 70.000 personnes
et contrats aidés pour 170.000 autres (50.000 contrats initiative-emploi et 120.000 contrats d'accompagnement dans l'emploi) constituent deux pistes d'action privilégiées à destination des chômeurs en fin de droits ciblés.

Réactions syndicales
L'indécence cégétiste

La CGT a trouvé ce plan "pas à la hauteur des enjeux"
et a dénoncé un "marché de dupes" pour l'allocation temporaire.
L'association de défense des chômeurs AC! est très radicalement insatisfaite et banalise la misère : "Pour les chômeurs et précaires, le compte n'y est pas. Ce dispositif temporaire ne garantit qu'un revenu de misère. Nous exigeons une prolongation de l'indemnisation par l'assurance chômage des personnes, et une modifications des conditions injustes concernant l'accès aux minimas sociaux." La misère dans les pays occidentaux frappés par la crise économique européenne est sans comparaison avec celle qui sévit dans les pays du monde les plus défavorisés. La population du Darfour a une notion de la misère fort différente de celle des indécents d'AC!...
AC!, association non représentative, fondée en 1993 par des syndicalistes de l'Union syndicale Solidaires (ou on retrouve SUD - lien PaSiDupes), de la FSU et du courant gauche de la CFDT, des militants associatifs politiques ou intellectuels.
Notion de misère, selon les camarades du pouvoir soudanais

En revanche, la CFDT a admis que ce plan est "tout à fait satisfaisant" et s'est réjouie "qu'enfin on ait pris la question des fins de droit à bras-le-corps".
La CFTC a également salué "des mesures positives" et même FO contredit la CGT en reconnaissant un "compromis positif".

Côté patronal, le MEDEF a parlé de "mesures exceptionnelles et temporaires sans précédent".

A l'issue de la réunion à Bercy finie, Nicolas Sarkozy a rendu hommage au dialogue qui fournit "une nouvelle illustration de la volonté qu'ont l'État et les partenaires sociaux d'apporter ensemble des solutions concrètes à des situations difficiles".

Ce plan "très généreux pour ceux qui cherchent vraiment un emploi" (Lire PaSiDupes sur des cas d'abus) et "à l'équilibre entre la vision du gouvernement et le souhait des partenaires sociaux" a été validé par tous les syndicats, y compris patronal - sauf la CGT - , a fait valoir le secrétaire d'Etat à l'Emploi.
"Dans ce dossier très compliqué, tout le monde a fait un bout de chemin, ce qui n'était pas gagné il y a un mois et demi. C'est une bonne nouvelle pour les demandeurs d'emploi concernés notamment des classes moyennes", a souligné Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat.

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