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vendredi 20 avril 2018

LREM va exclure un député indépendant : totalitarisme jupitérien ?

Le député Jean-Michel Clément bientôt effacé de la photo du groupe LREM 

Richard Ferrand, un des premiers fidèles d’Emmanuel Macron, va trancher dans le vif

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Beaucoup général et un peu secrétaire de la mauvaise troupe En Marche !, Ferrand va convoquer par courrier le député à une réunion spéciale du bureau du groupe. Le député a en effet annoncé qu’il votera contre la loi Asile et Immigration et ça ne passe pas au Politbüro. Ce sera évidemment une première dans ce mouvement fait de bric et de broc, mais fait assez rare puisque, pour moins que ça, le PS n'a pas viré Valls.

Richard Ferrand, le chef du groupe LREM à l’Assemblée nationale, s’apprête à exclure Jean-Michel Clément, député LREM de 64 ans, proche de Ségolène Royal. 
Cet élu de la Vienne, issu des rangs socialistes, comme Ferrand, a, en effet, annoncé - et confirmé - qu’il ne faut pas compter sur lui pour être plus longtemps un godillot sans états d'âme : le projet de loi Asile Immigration, examiné en première lecture au Palais Bourbon et qui sera voté ce week end, est pour lui un caillou dans ses 'rangers.' "L’accent de ce texte est principalement mis sur des mesures de police et non sur le premier accueil", explique-t-il. 

"Si s’abstenir est un pêché véniel, voter contre un texte est un pêché mortel qui mérite l’exclusion," a prévenu Richard Ferrand, dont le péché mignon est l'immobilier. 
Selon Le Monde, les Mutuelles de Bretagne ont payé des travaux facturés par la société de son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, pour l'aménagement d'un Ehpad, à Guilers, qui a bénéficié d'une subvention de 1,66 million d'euros du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président.
"Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction," a rétorqué Jean-Michel Clément, en citant Georges Brassens. Le Bureau du groupe se prononcera vraisemblablement le 9 mai, après que Jean-Michel Clément aura eu la possibilité de faire valoir ses arguments. "Des heures de débat ont eu lieu sur le texte Asile Immigration, insiste-t-on dans l’entourage de Richard Ferrand. 
Et les règles statutaires sont claires, mais cyniques : tout le monde peut faire valoir ses raisons, mais ensuite, c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Dans leurs négociations avec la ministre Borne, les syndicats de cheminots en savent quelque chose...
"Sinon c’est l’anarchie," craint le jeune mouvement. "On peut s’abstenir, mais pas voter contre." 

Interrogé hier,
sur son avenir en cas d’exclusion, l'avocat Jean-Michel Clément a répondu que la "question n’est pas d’actualité". 
Et d’ajouter qu’il ne se considère pas comme un "frondeur. Et qu’il reste "globalement en accord avec la politique de réformes d’Emmanuel Macron."

Des doigts d'honneur qui ne passent pas avec Macron

Un retraité placé en garde à vue pour avoir fait "des doigts d’honneur successifs" à Macron 

L'incident a eu lieu mercredi, lors de la visite du chef de l'Etat dans les Vosges

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Un retraité de 61 ans a été placé en garde à vue mercredi 18 avril pour "outrage constitué" à Emmanuel Macron, alors en visite dans la cité vosgienne, rapporte Vosges matin. Le quotidien régional précise que l'incident a eu lieu "lors d’un échange sur l’augmentation de la CSG". Ce résident de Saint-Dié-des-Vosges - dont le maire est UDI depuis la défaite du socialiste Christian Pierret en 2014 -  "était mécontent et l’a manifesté de manière très rigoureuse en faisant des doigts d’honneurs successifs" au président, indique Etienne Manteaux, procureur d'Epinal. 

L'homme, qui n’avait "aucun antécédent" judiciaire, a été relâché après ..."quatre heures" de garde à vue

Image associéeIl a dû reconnaître "que l’effet de groupe l’avait amené à être excessif et qu’il regrettait" les faits matériellement constatés par les forces de l’ordre présentes sur place, indique également le procureur.
Comme tout outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique, le sexagénaire est passible d’une peine de six mois de prison et d’une amende de 7500 euros. 

Le mécontent sera convoqué le 28 mai devant un délégué du procureur pour un simple rappel à la loi pour un "outrage constitué". 
Les réformes de Macron rendent fou.

Les ratés dans les frappes en Syrie dont Macron ne s'est pas vanté sur BFM

Florence Parly refuse de commenter "les performances de tel ou tel système d'armes" 

"Ces informations sont classifiées", raconte la ministre des Armées

Parly s'est refusée à tout commentaire vendredi sur France Bleu Provence sur les ratés supposés lors des frappes occidentales en Syrie. Selon plusieurs media, la Marine française aurait rencontré des "aléas techniques" et des missiles ne seraient pas partis. "Je lis comme vous la presse et je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel système d'armes, a-t-elle déclaré. Vous comprendrez que ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les commenterai pas." 

"Objectifs atteints," globalement

Les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et la France, ont mené des frappes ciblées, le 14 avril dernier, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, près de Damas. "Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous étions fixées (…) Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter", a indiqué Florence Parly, sommairement, sur France Bleu.

Mensonge d'Etat par omission

A la suite de l’article diffusé par "La Lettre A" - une lettre confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France -, consacré aux problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie,  une source navale reconnaît que " certains missiles ne sont pas partis" à la suite d’"aléas techniques". La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications...

Selon les spécialistes, la France a dû rabattre ses prétentions: la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) "supérieur aux trois" finalement effectués. En réalité, deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multimissions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc - c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario reconstitué, une première salve n’est pas partieLa Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate, ce qui n'est actuellement ni confirmé, ni démenti.

Une autre frégate " en spare", c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de lancer une nouvelle salve, le "temps très court" de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. "Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau", précise un proche du dossier.

Le président Macron a fait l'impasse sur cet échec

Le chef de l'Etat est-il mal informé ou cachottier ?
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Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce "couac" n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, veut-on croire.

Le chiffre n’est pas public du nombre de missiles qui devaient être initialement tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi, mais il est probablement de seize. On sait que seulement douze l’ont été (9 Scalp et 3 MdCN). 

Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si on prend pour référence la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

Le Parisien ne vend pas la mèche : désinformation ?


Ce journal réputé soumis se livre à sa flagornerie habituelle
: "Macron, chef de guerre. Pour la première fois de son quinquennat, le jeune président français a du [dû] enfiler ce costume maintes fois utilisé par son prédécesseur, en faisant participer l’armée française, conjointement avec les armées américaine et britannique, à une série de frappes en Syrie." 
Et son compte-rendu se poursuit dans le style "presse caniveau" : "Des frappes circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", selon les mots-mêmes du chef de l’Etat, qui s’est exprimé dans un communiqué pendant la nuit, alors que ses services diffusaient une photo le montrant avec Florence Parly, ministre des Armées, et plusieurs membres de l’Etat-major militaire dans le fameux 'PC Jupiter', en pleine coordination des attaques."
Le Parisien donne une indication qui laisse entendre qu'il est au courant du "flop" : "Le tir depuis une FREMM de missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, constitue une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle.
Le journal diffuse deux vidéos produites par la Marine nationale, "Tir de missile depuis une frégate française" et "le décollage des Rafale dans la nuit", pour endormir ses lecteurs. Prétendant à plus de sérieux et de crédibilité, il relaie d'ailleurs les propos du ministre des Armées : "une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", a claironné Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. "Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit", a-t-il insisté. Mais il n'a pas tout dit !

VOIR et ENTENDRE ce reportage creux de propagande (on notera toutefois qu'il y est question de "raid  aérien" et non pas de "frappes"):

Deux heures et demi sur BFM pour que Macron taise la vérité.

Frappes en Syrie, une opération "légitime" et "réussie" ?
A la différence du président américain, Donald Trump, et de la première ministre britannique, Theresa May, Emmanuel Macron ne s’était pas exprimé à la télévision en direct au moment où il lançait à leurs côtés, dans la nuit du 13 au 14 avril, l’opération aérienne ciblant trois sites du programme d’armement chimique syrien. Il est revenu longuement sur cette opération dimanche, saluant d’abord une opération "réussie sur le plan militaire" [sic], a-t-il déclaré devant la France entière.
Emmanuel Macron s'est satisfait de répéter sans surprise le récit déjà amplement développé par le ministère des Affaires étrangères du falsificateur Le Drian, comme par celui des Armées et par l’Elysée, pour justifier l’intervention au vu des preuves recueillies  - mais non produites - sur le terrain – sur lesquelles il ne s’est pas étendu – montrant la propagande de l’attaque chimique et de l’implication du régime. L’intervention s’est faite "de façon légitime dans le cadre multilatéral. […] C’est la communauté internationale qui est intervenue", a insisté le chef de guerre, soudainement en retrait.
Macron a piqué une colère pour faire diversion de la réalité. 
Entre les lignes, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise (LFI), et à une partie de la classe politique qui lui reproche de ne pas avoir consulté le Parlement avant de décider l’intervention en Syrie, ni d'ailleurs l'ONU, par courtoisie, ni même les états voisins de la Syrie, par respect. Le président a répondu par le texte de la Constitution "votée par le peuple français ", a-t-il esquivé, qui prévoit que le chef de l’Etat est le chef des armées.

jeudi 19 avril 2018

Edwy Plenel réagit aux attaques de la macronie après son entretien sur BFM

Macron n'a pas aimé être malmené et sa presse attaque

Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin s'attendaient à ce que la presse "indépendante", mais inféodée les condamne

Et, effectivement, "la profession leur tombe dessus".
Après le second entretien - musclé, celui-là - d'Emmanuel Macron, Challenges multiplie les articles vengeurs dénonçant "la spirale infernale de la violence" ou appelant "par pitié, à ne pas recommencer le lamentable face à face Macron-Bourdin-Plenel et, sur BFM le philosophe André Comte-Sponville entre dans la bataille, fustigeant l'arrogance de ceux qui l'ont interrogé, reprenant une citation de Deleuze : "Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser". Ce qui s'appliquerait donc aussi bien à Macron qui s'en prend successivement aux "illettrés", aux "fainéants" ou aux "cyniques"...


Le fondateur trotskiste du site révolutionnaire Mediapart a de nouveau balayé les critiques de ses confrères

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Invité ce mercredi 18 avril, de l'émission "Le Village des Médias" sur Europe1, Edwy Plenel a pu réagir aux nombreux commentaires qu'a suscité l'entretien, notamment de la part des éditorialistes comme Catherine Nay (Europe1, groupe Lagardère), qui a étrillé un échange où "la forme aura pris le pas sur le fond", avec des journalistes caricaturés "professeur de morale auto-proclamé" et en "révolutionnaire coupeur de tête." 

Des critiques qui n'ont pas troublé le révolutionnaire. 
"Le vrai travail journalistique, ce n'est pas de savoir si j'avais besoin d'avoir une cravate ou de dire 'monsieur le président' ou de dire si je suis un gauchiste ou un journaliste", a souligné Edwy Plenel, revenant sur les remarques de ceux qui s'étaient offusqués devant l'emploi du patronyme pour interroger le président de la République. 
Et d'appeler ses confrères à se pencher davantage sur le fond que sur la forme. "Qu'ils fassent leur boulot, qu'ils regardent ce qu'a dit Emmanuel Macron et qu'ils fassent le vrai travail de 'check news'", insiste Edwy Plenel, selon qui "Emmanuel Macron a proféré plusieurs mensonges pendant cet entretien", sur Notre-Dame-Des-Landes, l'affaire Kering ou encore les migrants
"Je suis journaliste depuis 42 ans et j'ai sorti beaucoup plus d'informations que madame Catherine Nay ou que quelconque commentateur ou éditorialiste qui font la brosse à reluire des puissants, quels qu'ils soient. Donc qu'ils aillent se rhabiller !" , a  répliqué Edwy Plenel, avec véhémence.

VOIR et ENTENDRE les moments de tension (à partir de 0'21'') 

Dès le lendemain des deux heures et demi d'occupation des antennes, les deux journalistes s'étaient félicités de la tournure de l'entretien, affirmant qu'
ils avaient "cassé les codes". "Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage, on ne pourra plus les voir et ça; je suis content de ça", avait alors affirmé Jean-Jacques Bourdin.

Macron, Bourdin et Plenel se sont engagés à renouveler ce show d'ici un an...

Loi Asile et immigration : la ministre Gourault sort de ses gonds à l'Assemblée

La majorité totalitaire aux abois multiplie les réactions d'intolérance 

La ministre n'accepte pas le débat avec l'opposition

Les débats en soirée ont été très tendue mardi à l'Assemblée sur le projet de loi "asile et immigration." L'incident est survenu après ...minuit quand les députés LR ont réussi à mettre le gouvernement en difficultés et la ministre Jacqueline Gourault en a perdu ses nerfs en fin de séance. Quand on pense que Macron l'avait d'abord chargée du suivi du "dossier corse"...

Gagné par la fatigue, le ministre septuagénaire de l'Intérieur était parti prendre sa tisane et se coucher. Les députés LR, notamment Fabien Di Filippo, député de la Moselle, et Pierre-Henri Dumont, , n'ont rien lâché face au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui s'est fait relayer par la ministre Jacqueline Gourault, pour savoir si le gouvernement a un "plan caché de 40.000 régularisations" de sans-papiers, un chiffre évoqué par un élu de la majorité dans un article publié par le journal Le Monde.
En commission, G. Collomb avait entretenu le flou, indiquant seulement que "lorsque nous aurons examiné l'ensemble des articles de cette loi, nous pourrons débattre de ce qu'il convient de faire au sujet des personnes qui se trouvent sans statut". 

Cette demande insistante de précisions légitimes a fini par pousser Mme Gourault dans ses retranchements, en fin de séance. 
"M. Jacob, vous allez laisser continuer ces méthodes pendant longtemps ? obliger un ministre à répondre ? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie. Qu'est-ce que c'est que ces méthodes ?", s'est impatientée la ministre auprès du ministre de l'Intérieur, plutôt que d'apporter des réponses.

Comme la presse, Christian Jacob n'a pas manqué de souligner que Mme Gourault "perdait son sang-froid"

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La majorité macronienne conteste le droit de s'opposer

"C'est le gouvernement qui est responsable devant le Parlement, pas l'inverse"
, a-t-il rappelé à cette ministre de 68 ans qui est aussi vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem). "Je regrette que la ministre ait décidé délibérément de ne pas répondre à nos questions", a-t-il ajouté.

La réponse de la collaboratrice du ministre sécuritaire fut également jugée "déplacée" par la socialiste Laurence Dumont. 
Un élu de la majorité reconnaissait après les débats que, même si un ministre "n'a pas à répondre à des injonctions", J. Gourault, ancienne sénatrice, avait été "extrêmement maladroite" face à des LR "privés de Collomb".

Quelques minutes auparavant, la présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LREM), était passée dans les rangs LR pour essayer de réparer les maladresses de la ministre mettant le feu à la séancedans un hémicycle empli de près de 200 députés, et qui avait démarré avec de nombreux rappels au règlements par les oppositions LR et de gauche. Elles demandaient qu'on revoit l'organisation des débats, prévus pour s'achever dans la nuit de vendredi à samedi avec un vote immédiat, alors qu'on en est encore qu'à l'article 3 (sur 40) du texte.


L'article 3 du projet gouvernemental prévoit que les mineurs reconnus réfugiés pourront désormais faire venir leurs "frères et soeurs"

Le rassemblement familial ne serait plus restreint à leurs parents, mais étendu, ce qui a provoqué l'opposition de LR et du FN qui ont raillé les "belles âmes" de la majorité et de la gauche. J. Gourault est une fidèle de François Bayrou...

Résultat de recherche d'images pour "colere Gourault"A la différence du "regroupement familial" qui concerne les étrangers venus légalement et qui est soumis à des conditions financières et de logement, cette réunification familiale ne devrait pourtant concerner que quelques centaines de personnes (357 mineurs réfugiés en 2016, prétend G. Collomb). "Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort - Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port "...

Les élus LR et FN ont dénoncé un "appel d'air" (Ludovic Pajot, élu FN du Pas-de-Calais, benjamin de l'Assemblée, 25 ans), l'ouverture "des vannes de l'immigration" depuis des pays "où les fratries peuvent être importantes" (Patrice Verchère, élu LR du Rhône, 45 ans). "Vous allez ouvrir une filière de mort depuis l'Afrique vers la France", a lancé Pierre-Henri Dumont (élu LR du Pas-de-Calais, 29 ans).

Majorité et gauche ont défendu, comme Coralie Dubost (35 ans, LREM), "une avancée humaine et juste".
La ministre auprès du ministre de l'Intérieur Jacqueline Gourault
"C'est une question d'humanité de demander aux parents de ne pas choisir entre le mineur protégé et celui qui restera dans le pays d'origine", a ajouté la rapporteure Elise Fajgeles (élue LREM de Paris, suppléante de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement) déplorant que LR et FN fassent "valoir absolument les mêmes arguments". 
"Vous parlez de l'Afrique en termes indignes et insultants", a estimé Danièle Obono (élue franco-gabonaise LFI de Paris et ancienne adhérente à la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, puis au Nouveau Parti anticapitaliste, NPA, trotskiste).
Erwann Balanant (élu MoDem, comme Gourault, dans le Finistère, comme Jean-Yves Le Drian et Richard Ferrand, puis investi par la République en marche) a accusé LR de "pourrir le débat" en "amalgamant immigration et asile". Sandrine Mörch (LREM, journaliste "indépendante") a dénoncé "une peur panique de l'étranger" chez LR et FN. 

"Vous êtes irréprochables, vous aurez tous le prix Nobel de la gentillesse sociale et immigrationiste", a moqué le FN Gilbert Collard. Fabien Di Filippo (LR) s'en est pris au "monopole des leçons d'humanité et des bons sentiments".

La majorité introuvable a pâti de son impréparation et de son excès de confiance. Au final, seuls 27 amendements ont été étudiés et l'article 3 n'a pu être soumis au vote. "Une soirée de gaspillée", commenta une élue LREM anonyme qui ne s'attendait pas à un sursaut des oppositions.
Reprise des débats jeudi à 09h30 avec encore 972 amendements en discussion et le retour de Gérard Collomb, après un repos réparateur.

mercredi 18 avril 2018

Strasbourg : Macron refuse toute critique de son intervention militaire en Syrie

Le "chef de guerre" français a dénoncé avec véhémence ceux qui "à chaque fois s'indignent", mais "restent assis"

A Strasbourg, Macron a haussé le ton pour défendre ses frappes sur la Syrie 


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Emmanuel Macron assure qu'il "aime particulièrement l'exercice du débat avec le Parlement". Mais, alors qu'il s'exprimait pour la première fois devant les 750 députés européens, dont 74 Français, réunis en séance plénière à Strasbourg ce mardi, le chef de l'Etat est monté sur ses grands chevaux. Au cours de son allocution de vingt-cinq minutes, le président de la République n'a fait aucune annonce nouvelle : il n'a fait que haranguer son auditoire.Tout juste a-t-il repris, au nom de la France, une idée qui circule depuis plusieurs semaines au Parlement européen: un programme européen pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés. Macron a surtout développé sa vision de la démocratie en Europe pour faire face aux tentations autoritaires; objectif "raviver l'Europe des peuples".

D'abord lorsqu'il a sèchement répondu aux eurosceptiques Florian Philippot et Nicolas Bay. 

Mais surtout lorsqu'il a évoqué l'intervention française en Syrie qu'il "assume parfaitement", une phrase creuse. "Je vous le demande: les mêmes qui, à chaque fois, s'indignent devant les images que nous avons vues, d'enfants (et) de femmes morts d'attaques de chlore, restons-nous assis ? Défendons-nous des droits en disant: “les droits, c'est pour nous", "les principes, c'est pour nous", mais "la réalité, elle est pour les autres" ?  Non ! Non ! (...) Trois pays sont intervenus et, je vous le dis avec beaucoup de franchise [ou d'aplomb]: pour l'honneur de la communauté internationale !", a-t-il pensé en haussant le ton, pour tenter de donner force à son propos. 
  
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El-Assad "mène une guerre parallèle contre le peuple syrien et ses opposants" Rappelant que la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont intervenus "dans un cadre légitime, multilatéral (et) de manière ciblée" - une affirmation controversée, puisque la triade a passé outre l'aval de l'ONU - qu'il a contribué à "impuissanter" - et ignoré les états de la région - il a fait valoir qu'"aucune victime humaine" n'est à déplorer. 

Il s'est également félicité que "trois sites de production et de transformation d'armes chimiques" ont été détruits. Or, la Syrie ironise en précisant que l'une des cibles atteintes était une usine de production de liquide vaisselle...

"Regardons nos principes en face; regardons le droit international en face, et demandons-nous où nous voulons aller ?", a-t-il poursuivi, en dépit du mépris des alliés pour leurs parlements respectifs, l'ONU et les états arabes, telle l'Arabie saoudite, sous les applaudissements d'une partie de l'hémicycle et le silence glacé de l'autre. 

Enfin, des questions pour dénoncer cette action sans mandat de l'ONU ont déstabilisé Macron

En réponse, le cowboy est entré dans une colère noire pour défendre les frappes.


Emmanuel Macron a concédé que "ces frappes ne règlent rien". "Mais elles mettent fin, simplement, à un système auquel nous nous étions habitués qui est que, en quelque sorte, le camp du droit serait devenu le camp du faible. Et je ne m'y résous pas", a-t-il considéré.

"Nous continuons le travail (...) diplomatique et humanitaire", a-t-il ajouté, se défendant encore de n'avoir "déclaré la guerre à personne" d'autre que Daech. 

Et d'accuser le pouvoir - pour le coup légitime - de Bachar el-Assad, qui "mène une guerre parallèle contre le peuple syrien et ses opposants", en fait contre les rebelles soutenus par l'étranger et contre Daech. 

Macron a été ridiculisé par un eurodéputé écolo belge

L'élu lui a offert une corde, non pas pour qu'il se pende, mais pour dénoncer son expression "premiers de cordée".


mardi 17 avril 2018

Une djihadiste binationale condamnée à la perpétuité en Irak

Des combattantes françaises de l'EI se font passer pour femme de rappeur

La djihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité
En 2016, Daech comptait jusqu’à 220 femmes françaises dans ses rangs. / Archives.
En 2016, Daech compta près de 220 femmes françaises dans ses rangs.

Elle est reconnue coupable d'appartenance au groupe Etat islamique (EI)
par la Cour pénale centrale de Bagdad. 
Djamila Boutoutaou, qui a comparu  vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a expliqué qu'elle est d'origine algérienne et qu'elle se serait "convertie à l'islam, alors qu'elle était chrétienne".

Elle a affirmé être partie de France avec son mari "qui était chanteur de rap".
"Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave", a-t-elle encore fabulé.
La famille a ensuite vécu dans le "califat" auto-proclamé de l'EI qui s'étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d'Irak. Or, en 2017, au terme d'une longue contre-offensive, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI.
Au cours de ces combats, "mon fils Abdallah a été tué dans un bombardement", a déclaré à la cour Mme Boutoutaou.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi antiterroriste irakienne. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.
La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des suspects qui ne sont pas impliqués dans des actions violentes mais soupçonnés d'avoir aidé l'EI. Elle prévoit la peine capitale pour complicité avec des groupes djihadistes.
Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

Une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme, mais sur l'accusation de séjour illégal en Irak.

Toulouse: nouvelle nuit d'échauffourées entre jeunes gauchistes et policiers

18 interpellations: combien de relâché-e-s ?

Des extrémistes de gauche sont allés à l'affrontement dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier du Mirail à Toulouse


Après une première nuit de violences dimanche, 10 voitures et un engin de chantier brûlés et le commissariat de police de Bellefontaine visé par des jets de pierres, sans interpellation, une deuxième nuit d'affrontements a justifié dix-huit  interpellations 
Résultat de recherche d'images pour "echauffourrees Toulouse"- sur  une centaine de "jeunes" - "pour des faits de violences, de destruction de biens par incendie et d'outrage" a-t-on appris mardi matin dans un communiqué du préfet  d'Occitanie, Pascal Mailhos.

"Les forces de l'ordre ont été prises à partie tout au long de la nuit"  dans le quartier de la Reynerie, comme la veille dans les quartiers de la Reynerie et de Bellefontaine, essuyant notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier, 
malgré la mise en place d'un "dispositif conséquent" pour la nuit du lundi 16 avril, afin d'éviter tout nouveau débordements.

A la suite des violences,
la préfecture de Haute-Garonne avait décidé d'interdire la vente de carburant au détail jusqu'au mercredi 18 avril
à 20h à Toulouse et aux alentours.

Image associée
Convergence des luttes étudiantes
Paris-Nantes-Montpellier
Selon Didier Martinez, le secrétaire régional du syndicat Unité SGP police-FO, les quartiers de Bellefontaine et Bagatelle, des quartiers classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP) qui font partie de l'ensemble urbain du Mirail, ont été "le théâtre de scènes de violences urbaines", avec "guet-apens et mises à feu de véhicules, containers à ordures, et caillassages copieux sur les intervenants"Aucun blessé n'est heureusement à déplorer parmi les policiers, ajoute-t-il dans un communiqué.

Dans le quartier de la Reynerie, qui bénéficie pourtant d'aides sociales importantes, 24 véhicules et de nombreux conteneurs poubelles ont été incendiés, selon une source policière qui précise que le calme est revenu vers 01h20.

La Reynerie et Bellefontaine se situent dans le quartier du Grand Mirail, en proie au trafic de drogue et aux règlements de compte. Le quartier, visité par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 9 mars dernier, a été retenu par le gouvernement pour l'expérimentation de la police

Le commissariat du Mirail, à Bellefontaine a été pris pour cible par des "jeunes", en soirée. "Il a été attaqué au cocktail Molotov", précise Sébastien Pelissier. Quelques dégradations ont également été constatées sur des véhicules sérigraphiés de la police. Le mobilier urbain a également été dégradé, ce qui a "rendu l’intervention des services de secours difficile".
Or, dans la nuit de mercredi à jeudi 15 mars dernier, deux armes à feu, une kalachnikov et un fusil, avaient été saisies par les CRS dans un appartement du quartier du Mirail.

La tension est montée après le contrôle d'une femme voilée dans l'après-midi 

Jeunes et moins jeunes...
La réfractaire à la loi française a refusé de se soumettre au contrôle de police, explique le commissaire Arnaud Bavois. 

Ces violences pourraient également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses auraient été à l'origine du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier.
Une enquête judiciaire est en cours pour "recherche des causes de la mort". Le Parquet de Toulouse a souligné que l'autopsie avait confirmé l'hypothèse du suicide.