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lundi 20 novembre 2017

Macron inquiète les élus LREM soucieux de démocratie

Le président trentenaire au sommet du dispositif est-il capable de tenir sa promesse de renouvellement politique ?

La République En marche a donné un signe de vie politique, samedi


Tout commence par l’aventure individuelle 
d’un jeune homme ambitieux et pressé, 
marié à une femme plus âgée que lui 
et qui, pour parvenir à ses fins, 
bouscule les gens en place
Après dix-huit mois d'errements consécutifs à un succès inattendu à la présidentielle, LREM a tenu son premier conseil national, à Lyon samedi  au prétexte d'entériner la nomination de Christophe Castaner au poste de délégué général du mouvement. Un mauvais signal, puisque les adhérents ont été privé d'un vote démocratique: Castaner est le choix du président et non pas de la base... Sa tâche de démocratisation du parti est donc immense, urgente et compliquée. Mais est-ce vraiment sa mission ?

Des adhérents vigilants ont déjà claqué la porte. Certains, une première centaine, ont publié une tribune pour alerter l'opinion et dénoncer le manque de démocratie interne... Pourquoi Macron prend-il le risque de se couper de son parti ?

Trop occupés à se positionner dans les différents organigrammes du nouveau système et négligents de la base en demande de communication avec ses élus absents, les généraux du Bonaparte de l'Elysée ne se sont pas souciés de transformer la dynamique de campagne en adhésion populaire. Nombre de marcheurs restent dans l'attente d'un début de réalisation des promesses de renouvellement de la pratique démocratique. D'autant que la concentration des pouvoirs aux mains d'un hyper-président grognon et chafouin est organisée avec le concours de collaborateurs en réseaux technocratiques concentriques convergeant vers l'Elysée. 

La mutation du mouvement En Marche! s'est opérée à la tête, laissant les militants au bord du chemin, déçus. Ce parti n'aura d'avenir que s'il réalise la régénération démocratique à laquelle ses membres aspirent. Or, bien qu'installé au pouvoir depuis six mois, il inspire doute et colère. Le pouvoir s'est privé de l'état de grâce qu'on croyait automatique. Si les contradictions et les incertitudes  perdurent, demain pourrait devenir très problématique.

Le jeune président n'a pas donné de coup de vieux à l'"ancien monde" 
Lorsque, dans leur arrogance, les nouveaux maîtres évoquent la création de l'UNR et de la Ve République, ils veulent ringardiser "l'ancien monde", mais n'ont  encore suscité aucun désir profond de nouveauté, ni proposé aucune alternative cohérent. Ils s'affirment ni de droite, ni de gauche et se cherchent un ancrage: tant est si bien que Juppé prend le relais de Bayrou, lui ouvrant le centre, un centre ancien, lui-même incertain. Cette proposition de repère stable, à l'ancienne, serait une intégration du parti au paysage politique du vieux monde, la promesse de sclérose qui guette le centre incapable de se régénérer.   
Au départ, l'UNR, ancêtre de l'UMP, ne se réclamait déjà pas de valeurs axées sur la participation des citoyens, mais son chef entretenait le lien. Si le gaullisme, en temps qu'organisation, a toujours été teinté de "bonapartisme", il était incarné, tandis qu'Emmanuel Macron n'incarne rien de plus que la présidence.

Le parti du président cessera-t-il d'être la chose du président pour représenter enfin le peuple de ses électeurs ? 

Ce chef d'Etat occupe toute la place et sa majorité n'a encore pas investi la sienne. Les députés se satisfaisaient, pensait-on, de l'ombre dans laquelle l'astre présidentiel les maintenait. Mais une poignée d'entre eux a redressé la tête, réclamant l'accomplissement des promesses de campagne et leur juste part des responsabilités.

C'est le défi que ce nouveau parti doit relever, à partir de rien, ni culture politique, ni maillage territorial. Etre un laboratoire, une fabrique politique qui renouvelle la participation et la mobilisation des militants en interne, ça va un moment, puis vient le besoin de produire des applications innovantes, tout en remplissant la mission institutionnelle classique qui est la leur : trouver des relais de terrain et passer de la pédagogie à l'action. Mais, six mois se sont déjà écoulés depuis l'élection et au temps des rêves et de l'arrogance doivent impérativement succéder les réalisations et la proximité. Or, l'enjeu des semaines à venir est de faire tomber le  doute qui s'est installé sur la capacité de la majorité à s'émanciper du chef.

En revendiquant le statut de parti start-up ou en multipliant les annonces d'efficacité prochaine, de pragmatisme potentiel, d'efficacité du 'team building', dont on a vu que le premier séminaire a manqué son objectif, provoquant l'ire de l'Elysée, LREM a placé la barre hors de sa portée. Ses membres prétentieux ont affiché leur incompétence à l'Assemblée et le registre managérial ne fait plus illusion, la "société civile" sur laquelle le candidat Macron misait, s'est révélée inadaptée : les start-uppers ont tout à prouver, et singulièrement sur la durée. 

Le président profite des défaillances des élus. Son avantage est-il de les laisser s'émanciper ? La démocratie y aura tout intérêt, si elle parvient à contrebalancer la propension du chef de l'Etat à s'engouffrer dans les failles de ses interlocuteurs. Les jeunes députés se hisseront-ils à la hauteur de la tâche où on les attend ou leurs défaillances profitent-elles à leurs cadres et à la garde rapprochée du président, éprise comme lui de verticalité et de pouvoir, sans partage, renforçant alors les déceptions et les frustrations, mais surtout, fixant durablement le déséquilibre entre les pouvoirs déjà créé... Si la centralisation du pouvoir, la volonté de modernisation numérique et la rhétorique marketing doit continuer, la crise démocratique ne sera pas surmontée. 

Le risque d'un parti au pouvoir est de perdre du poids, de l'efficacité et de la crédibilité.

Or, LREM n'a rien à perdre des trois. Il est pléthorique et son embonpoint le paralyse. Il est inefficace, puisque le président le contourne et décide par ordonnances. Sa crédibilité est si faible que ses membres sont déjà considérés comme des "godillots". Comme sous le quinquennat de François Hollande, les députés ne se sont encore pas distingués par des propositions innovantes. Ils se font une gloire de voter sans broncher tout ce que propose le président...

La majorité présidentielle n'a toujours pas compris qu'en démocratie, le pouvoir vient du peuple et que la fonction d'écoute des aspirations des militants et de traduction  des volontés des électeurs leur incombe.

La sanction n'a pas tardé. Il n'y aurait déjà plus que 120.000 adhérents actifs. LREM a renforcé la technocratisation du politique et l'imagination est forcément bridée par les schémas de pensée issus d'en haut. D'autant plus que LREM dispose de peu d'élus locaux et que ses députés sont souvent sortis d'une entreprise -certes ambitieuse- mais souvent petite et non consolidée par le temps. Ce parti hors sol s'alimente  faiblement du retour de terrain.

Et Christophe Castaner est un homme de cabinets ministériels tardivement converti  au terrain...
Mais il ne connaît que Forcalquier -4.600 âmes- et sa région, PACA, n'a découvert ce "cacou" qu'en 2015, pour le quitter sans regret à la Régionale. 
Selon l’association Contribuables Associés, l’ancien maire y laisse un bilan pour le moins contrasté. Assommée par une lourde dette qui atteignait encore 7,8 millions d’euros fin 2016 (soit 1.500 euros par habitant, deux fois plus que la moyenne des communes de même taille), la petite bourgade se retrouve aujourd’hui avec des marges de manoeuvre financières réduites. Qu’il s’agisse de la commune ou du groupement de communes, les capacités d’autofinancement se situent en-dessous de la médiane des municipalités de tailles équivalentes, selon les données ...du ministère des Finances.
Au niveau local, certaines voix critiquent
la frénésie de grands projets initiés par l’ancien maire. "Alors que Christophe Castaner s’était engagé dès 2001 à redresser une ville au bord du gouffre - ce qu’il a réussi à faire un temps -, celui-ci s’est ensuite lancé dans une série de lourds investissements sans précisément mesurer le retour sur investissement que l’on pouvait en attendre."
Le parti du président promoteur d'un "monde nouveau" veut reproduire une pratique reprochée à l'"ancien monde"
Castaner veut cumuler sa fonction gouvernementale de secrétaire d'Etat et être chef de parti -celui du président !- bafouant ainsi le principe de séparation des pouvoirs entre exécutif et législatif. 
Pour les démocrates, la charge des Relations avec le Parlement et celle de la défense des  intérêts de parti sont incompatibles. Pour la majorité présidentielle et le président actuels, rien n'est impossible...

Pour commencer, la désignation de Christophe Castaner à la tête de LREM s'est faite sans les électeurs, ce qui choque le Républicain qui sommeille en chaque Français, sans déranger Macron Bonaparte, alors qu'à l'origine, nombre d'adhérents du parti sont dits proches d'une culture sociale-démocrate, tandis que le président-souverain a lui-même servi un pouvoir socialiste. Paradoxe, certes, mais signal d'alarme, assurément.

Le troupeau bêlant des élus LREM désorientés

"Les élus ne savent pas où l'exécutif veut les conduire," observe Olivier Rouquan 

Un entretien du politologue, consultant, enseignant-chercheur en science politique avec ladepeche.fr, publié ce lundi 20 novembre 2017.

Baisse des dotations, suppression de la taxe d'habitation, des emplois aidés, etc. Les élus ont-ils raison d'être en colère ?

Le congrès sera un bon indicateur pour connaître l'humeur de nombre d'élus locaux vis-à-vis de ce gouvernement qui, en effet, ne ménage pas les milieux territoriaux, à la fois par les décisions prises pour 2017 et parfois par le discours tenu. D'un autre côté, semble-t-il, le gouvernement parvient de temps en temps à discuter. Par exemple, lors du discours sur la politique de la ville de cette semaine qui n'a pas été forcément mal reçu. Mais la décision sur les emplois aidés dans ces quartiers ou plus largement la baisse des APL et toute la politique du logement, ou encore la baisse de la dépense publique locale, qui serait ciblée sur les grandes agglomérations, tout cela montre qu'il y a encore beaucoup de conditionnels, beaucoup de flou. On a des élus locaux qui sont inquiets et qui ne savent pas du tout pour l'instant où cet exécutif veut les conduire. [L'exécutif lui-même sait-il où il va ?]

Emmanuel Macron arrivera-t-il dans ce contexte à mettre en place son «pacte de confiance» avec les élus dont la grogne semble dépasser les clivages politiciens ?

Quand on a de l'inquiétude et de la crainte, c'est difficile de susciter la confiance. La confiance, ça se construit. Pour l'instant, on n'a pas l'impression qu'il y ait véritablement une association, une co-construction de projets territoriaux entre les associations d'élus et le pouvoir exécutif. On est plus sur des annonces parfois contradictoires. La confiance n'y est pas pour l'instant. Au-delà des questions fiscales et financières comme la taxe d'habitation – qui est un enjeu majeur, mais dont ne sait pas grand-chose sur ce qui va la remplacer – il y a aussi en ligne de mire la question des métropoles et des départements. C'est une vraie interrogation. Au-delà de l'inquiétude des maires ruraux, des petites intercommunalités, beaucoup de départements ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Tous ces points s'ajoutent… En toile de fond, on a beaucoup d'incertitude sur la stratégie de la République en Marche (LREM) vis-à-vis des collectivités locales.
 
Pour l'instant, ce parti n'est pas hors sol mais a été construit très vite et n'a pas beaucoup d'élus locaux. Les collectivités locales sont tenues par les partis classiques. La question qui se pose est : est-ce que la dynamique En Marche va se territorialiser et à quel prix cela va se faire pour les formations classiques ? Est-ce que ça va être la déstabilisation d'exécutifs locaux ? Est-ce que ça sera une transition lors des prochaines échéances électorales où il y aura de nouveaux candidats LREM ? Il y aura beaucoup de tensions politiques.

Finalement, derrière ces tensions, n'y a-t-il pas la difficulté de réformer le mille-feuille administratif français ?

On le dit depuis vingt ans… Et malgré tout, contrairement à un a priori, la France a beaucoup réformé ses territoires, notamment lors du dernier quinquennat. La question qui se pose est que pour l'instant on ne sait pas ce que pouvoir veut faire, c'est anxiogène. On ne peut pas travailler en confiance sans clarifier certaines lignes de la réforme. Pour l'instant, on ne sait pas ce que veut faire ce pouvoir des départements, des métropoles. 

On ne sait pas non plus s'il y aura une réforme fiscale décentralisée et dans quel sens ça ira. C'est sur cette somme d'incertitudes que se noue ce début de quinquennat et, pour l'instant, on ne peut pas dire que ça parte du bon pied.
Propos recueillis par Philippe Rioux

dimanche 19 novembre 2017

Arnaud Montebourg continue son cinéma, officiellement

Nono récidive dans le cinéma...

Il rêve maintenant de s'étaler sur tous les écrans de France

Il a été avocat. On l’a connu homme politique, puis ...entrepreneur (Habitat): l'ancien ministre va bientôt faire ses débuts officiels de comédien au cinéma !

L’ancien ministre de l’Économie et candidat à la primaire de la gauche début 2017 Arnaud Montebourg fera une apparition dans la suite de la comédie "Neuilly sa mère !".


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Le long-métrage, dont la réalisation a été confiée à Gabriel Julien-Laferrière et Djamel Bensalah, sortira pour l’été 2018, neuf ans après le premier de la série qui racontait le choc des cultures entre un gamin issu de l'immigration et sa tante de Neuilly-sur-Seine. Au casting : Samy Seghir, Jérémy Denisti, Denis Podalydès, Valérie Lemercier, François-Xavier Demaison et la mégère Sophia Aram.


Le cabotin jouera son propre rôle : un prof de Science-po - qui a échoué au concours d'entrée de l'ENA - issu d'une famille arabe algérienne par sa mère. Les scènes ont déjà été tournées il y a quelques jours dans les locaux de l’Institut d’études politiques de Paris. On ne sait rien de plus sur cette apparition.


A sa sortie en 2009, "Neuilly sa mère !" avait attiré 2,5 millions de spectateurs. Le film racontait l’histoire d’un jeune de cité contraint de déménager chez sa tante à Neuilly-sur-Seine, quartier chic de Paris.


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Au revoir...  Adieu !
S'il tient à s'exhiber, on peut l'aider à se vautrer: boycottons ce film !
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La dure vie d'artiste, ici, avec Filippetti, son ex-épouse 
En octobre 2015, en effet, il a fait son entrée au capital de New Wind, une start-up conceptrice d'éoliennes domestiques. Il injecta 56.000 euros au capital et alors qu'il était devenu président du conseil de surveillance, sa société fut mise en liquidation judiciaire en mars 2017. 
L'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui donna naissance en septembre 2015 à leur fille, Jeanne, née deux mois avant terme, jugea bon d'en profiter pour le quitter, début 2017.

Le groupe sidérurgique Ascometal (ex-Usinor), proche du dépôt de bilan

Le rafistolage franco-français d'Arnaud Montebourg n'a pas tenu
Le groupe sidérurgique français Ascometal, en grandes difficultés financières, devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine


Son placement en redressement judiciaire se précise, selon une information du Figaro, samedi. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait "se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours" auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise. Cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi, précise-t-il.

L’objectif est de trouver "un repreneur sérieux" pour Ascometal l’entreprise, 
Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Ascometal"a-t-il ajouté. Cette nouvelle a été annoncée par la direction vendredi en comité central d’entreprise (CCE). "Il y a encore des discussions" avec les partenaires, notamment "sur le calendrier". La direction d’Ascometal, entreprise détenue par un consortium d’investisseurs majoritairement français, et qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (anciennement Sollac, Moselle), Dunkerque (anciennement Usinor, Nord) et Fos-sur-Mer (anciennement Solmer, Bouches-du-Rhône), n’avait pas confirmé samedi midi. 

Le ministère de l’Economie a assuré "suivre le dossier de près". 
"On travaille avec l’entreprise pour trouver un repreneur", a ajouté Bercy. 

Le socialiste Montebourg n'a rien réussi de durable

Résultat de recherche d'images pour "CGT Ascometal"Ascometal, ancienne filiale d’Usinor, avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
L'offre franco-française avait le soutien de l'Etat et de la CGT, le premier syndicat de l'entreprise.
 
Résultat de recherche d'images pour "montebourg sauve Ascometal"
Le tribunal de commerce de Nanterre avait choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Supplisson (actuellement adjoint aux sports à la mairie de Montargis) et l'industriel Guy Dollé (ex-directeur général d'Arcelor), pour le groupe sidérurgique Ascométal. Preuve qu'en toutes circonstances et dans tous les domaines, les juges sont compétents ?

Le sauveteur socialiste n’a toutefois pas permis à l’entreprise de rebondir. 
"Cela fait trois ans qu’on se contente de survivre", a souligné Cyril Brand. "On est très inquiet. Il faut qu’on trouve un repreneur sérieux et qu’on sorte de cette situation". 

Compte parmi ses clients Renault, Bosch, Fiat, Toyota, BMW ou la SNCF, le groupe a changé de patron fin 2016, deux ans et demi après avoir repris le poids lourd des aciers spéciaux avec la nomination d’Alex Nick, à la place de Frank Supplisson. A. Nick était auparavant directeur des produits longs d’ArcelorMittal North. 
Selon Le Figaro, le groupe a réalisé en 2016, 377 millions d’euros de chiffre d’affaires contre encore 500 millions d’euros en 2015, selon le site du groupe. 

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait évoqué la fragilité financière du groupe

En octobre, au cours d’un entretien, le ministre de Macron avait critiqué les choix effectués par Arnaud Montebourg en 2014. "Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides"

Mais le 'redresseur improductif' "a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard" et "qui menace désormais les salariés", avait-il accusé.

samedi 18 novembre 2017

Edouard Philippe, le premier ministre, "poulet" de Christophe Castaner...

"Ça allait, mon poulet?": un porte-parole du gouvernement qui croyait son micro coupé !

Le nouveau président de La République en marche s'est laissé aller à quelques privautés avec le Premier ministre
 

La familiarité des échanges trahit la piètre considération de l'exécutif pour la politique.
Candidat unique et désigné par le président Macron, Castaner venait d'être officiellement élu à la tête du parti du président, par un Conseil de La République En Marche constitué d'un choix de grands électeurs à la botte de Macron, à Lyon, ce samedi 18 novembre, jour de honte républicaine, quand le promu s'est livré à quelques privautés avec le Premier ministrese croyant seuls dans l'intimité de la Cour de quelques cadres et militants du parti.

Jusqu'au discours de Christophe Castaner qui tourne en eau de boudin

Cette allocution aurait dû être le point d'orgue de ce rassemblement d'inconditionnels de Macron, mais le discours de clôture du désormais "Délégué Général" de LREM" a viré à la farce. A la fin de sa (longue) prise de parole (40 minutes impérissables), le bouffon du roi a invité la crème du parti et du gouvernement à le rejoindre sur scène, sur un air de Rihanna, artiste "made in France", comme il se devait. Parmi eux, le premier ministre Edouard Philippe, qui s'est approché de l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) pour le féliciter. 
Chaviré par son inconcevable ascension, Castaner qui, en bon pro du porte-parolat, croyait son micro coupé et sollicita l'avis du chef du gouvernement en des termes qui en disent long sur le respect que leur inspire le service de l'Etat: "Ça allait, mon poulet ?", premiers mots du bébé Macron, 51 ans, à la tête de La République en marche et incarnation de la "nouvelle politique" du président jupitérien. Une interrogation qui n'a pas interloqué le locataire de Matignon, lequel s'est peut-être cru un instant dans la Cage aux Folles ou chez Michou.

"T'as assuré grave !", lui lance également Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Plus tôt, le poulet avait vanté, mais un peu tôt, les charmes de sa poulette, sa "loyauté" et son "énergie", estimant qu'il sera un "excellent général" à la tête de la basse-cour LREM. "Depuis six mois, je n'ai eu qu'à me féliciter de ton énergie, de ta compétence, de ta finesse [sic] et de ta loyauté la plus totale", avait assuré le premier ministre. 
"'Casta', c'est d'abord un accent. Un accent tonique et un accent joyeux. C'est aussi une volonté, fortement enracinée à quelque chose qui remonte très loin: la volonté de faire réussir l'équipe", avait-il encore affirmé.

Un moment immortalisé en vidéo:


Vous avez reconnu l'humoriste Tanguy Pastureau, sur France Inter.

Résultat de recherche d'images pour "cabaret chez michou paris"Une excellente meneuse de revue...
"'Casta', je ne sais pas s'il sera un bon délégué, mais je peux vous garantir que ce sera un excellent général", assure le petit poulet de Matignon, coquelet des rings de boxe (ci-dessus). 
La chef des Armées, Florence Parly, n'a plus qu'à bien se tenir. Et se chercher des plumes à se mettre à l'endroit que la décence m'interdit de situer, en ces temps de terrorisme féministe et d'écriture inclusive.

PS: un tweet antisémite de G. Filoche vise Emmanuel Macron


Gérard Filoche sera-t-il exclu du PS ?

Gérard Filoche, "déséquilibré" depuis longtemps
Cet agitateur de l'aile gauche du PS se croit vertueux, mais un tweet à caractère antisémite visant Emmanuel Macron lui vaut des poursuites de la LICRA, bien qu'il l'ait très rapidement effacé.

Une image d'Emmanuel Macron les bras tendu devant un globe terrestre et garni d'un brassard ressemblant à un signe nazi où la croix gammée est remplacée par le signe dollar, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali: ce montage diffusé sur Twitter sur le compte de Gérard Filoche était accompagné de quelques mots: "un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt".

Le PS face à ses ambiguïtés

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux [supposées] valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. [Et à l'anti-sionisme ?] Il constitue à ce titre un motif d'exclusion", a indiqué le PS dans un communiqué. Y a pu ka !
"Nous prendrons une décision rapide", a assuré le coordinateur du parti, Rachid Temal, un apparatchik.

Dénonçant "un photomontage immonde", la Licra (Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme) va saisir la justice, a-t-elle annoncé dans un communiqué samedi.
"Ce tweet de Gérard Filoche est une honte absolue relayant des contenus complotistes trempés dans l'obsession des juifs", a également souligné l'organisation sur Twitter.

Le socialiste Filoche s'aligne sur l'extrême droite.
En effet, le même photomontage avait déjà été diffusé sur le site Egalité et Réconciliation, en février, ce qui vaut à l'essayiste d'extrême droite Alain Soral d'être poursuivi par le parquet, le 24 janvier prochain devant le tribunal Correctionnel, rappelle aussi la LICRA, partie civile dans ce dossier.

Gérard Filoche se rétracte comme un minable

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"Pour le septuagénaire, "a priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. A l'examen, ce montage et sa source sont bad, reconnaît-il. Dès que je l'ai su je l'ai retiré aussitôt, raconte le pleutre. Tout à fait désolé!, ajoute-t-il cyniquement, en guise d'excuse. Quant à la cabale en meute, elle vise autre chose non?", a-t-il twitté samedi matin. Et en plus, le socialiste se pose en victime ! Celui qui le traite d'"immonde" est encore en deça de la vérité.

Ce tweet "a été retiré, il ne sera plus là, j'ai fait mes excuses", a également déclaré Filoche, confondant avec légèreté 'excuses' et 'regrets'. "Qu'est-ce qu'on veut de plus?" a ajouté l'odieux personnage, soulignant qu'il est "fondateur de SOS Racisme".  Le vieillard pense-t-il ainsi redorer le blason de cette association démonétisée par ses partis-pris ? Elle ne s'est d'ailleurs pas encore sentie obligée de pousser des cris d'orfraie...

"Je suis de gauche et contre la droite et l'extrême droite", a ajouté ce contributeur à différents media révolutionnaires et pro-palestiniens d'extrême gauche (L'Humanité, communiste, ou Mediapart, trotskiste, Siné Hebdo etc...). "S'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore défié, mettant en cause les attaques de "macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre". Le gros plein de soupe atteint des sommets d'indignité

Mais Rachid Temal reconnaît dans cette image "tous les codes que, malheureusement, on a pu voir dans les années 30". "C'est un tweet ouvertement antisémite. C'est sur cette base que s'engage la procédure d'exclusion, au nom du PS et au nom de ses valeurs", a souligné le responsable socialiste.

Le tweet de Gérard Filoche a suscité de très nombreuses réactions, notamment parmi les membres du gouvernement? comme Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie.
"Il y a bien longtemps que le PS aurait dû exclure Gérard Filoche (...) et il faut attendre un tweet innommable et antisémite pour engager une procédure d'exclusion", a twitté pour sa part l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"François Kalfon, proche d'Arnaud Montebourg et classé à l'aile gauche du PS, proche de Benoît Hamon, joue la surprise. Il a lui aussi exprimé sa stupéfaction devant l'utilisation de ce visuel. "Je suis halluciné", a-t-il déclaré sur France Info.
"Cette image est totalement abjecte et cette tendance qui existe à gauche de confusion du monde de l'argent et des juifs, ça nous renvoie aux années" sombres, concède-t-il. "Ca pose un grave problème d'appartenance au parti socialiste et (...) je souhaite que (Gérard Filoche) puisse s'en expliquer devant nos instances, parce que je ne reconnais pas le Gérard Filoche que je connais, prétend Kalfon. Je ne sais pas ce qui s'est passé"...

Mais les Tartufe de l'aile gauche socialiste croient-ils que sont oubliées les injures de Filoche, ex-LCR, vitupérées en octobre 2014 à la mort de Christophe de Margerie, PDG de Total et apparenté par sa mère à la famille Taittinger, comme Jean-Pierre Jouyet ? Ses propos avaient déjà conduit Patrick Mennucci ou Manuel Valls à demander son exclusion du PS.
Filoche était toujours membre du Bureau national du PS en octobre 2015 quand il fit écho aux accusations de Noël Mamère rendant responsable la loi Macron d'un accident de car ayant coûté la vie à 43 personnes.
Mieux, en juin 2016, Filoche se déclara candidat à la primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2017... Ecarté de la primaire, faute d'un nombre suffisant de parrainages, l'indésirable annonça son intention de déposer 2 recours, qui seront rejetés. Il soutiendra successivement Montebourg, puis Hamon.
Les électeurs n'ont pas eu à finir le travail; Gérard a fini par renoncer à sa candidature aux législatives de 2017, mais sa fille Léa est conseillère de Paris (PS) et adjointe au maire du ...19e arrondissement. Et, comble d'insanité, il est donneur de sperme...

vendredi 17 novembre 2017

PS : Bruno Julliard au centre d'une affaire de conflit d'intérêts

Le premier adjoint de la maire PS de Paris trempe dans une affaire d'attribution de marchés  

Lundi 20, l'opposition municipale soumettra au Conseil de Paris un conflit d'intérêt majeur qui vise Bruno Julliard

Le premier adjoint à la mairie de Paris et proche d'Anne Hidalgo devra s'expliquer sur l'attribution des marchés des nuits parisiennes. Est-ce l'ouverture d’un scandale impliquant la mairie de Paris, en la personne du bras droit d’Anne Hidalgo, l’ancien président de l’UNEF, et les rois de la nuit parisienne ? 
En charge de la Culture, après avoir été adjoint à la jeunesse de 2008 à 2012, Bruno Julliard  est marié, depuis le 8 juillet 2017, à Paul Le Goff (ci-contre à gauche), qui vient justement d’être embauché par la société Noctis, un empire de la vie nocturne parisienne. 
Avec près de 900 collaborateurs (et un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2016), Noctis propose à la location, "de jour comme de nuit, des lieux d’exception modulables et adaptables à tout type d’événement, localisés au cœur des quartiers emblématiques de Paris : Champs Elysées, Tour Eiffel, Opéra, Montparnasse, Quais de Seine, Bois de Boulogne…" 

Or, c’est Bruno Julliard qui, à la mairie, attribue les concessions de nombreux lieux de fêtes disponibles dans l’espace public parisien. Signalé par des opposants vigilants à la mairie de Paris, le conflit d’intérêts de la Ville de Paris est en lien avec Paul Le Goff (Science Po, Essec) qui affirme pourtant que "tout est en règle" et que son cas aurait été "soumis à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique". Et d'ajouter : "Il faut bien que je trouve du boulot". 

L'innocent aux mains pleines prend les devants sur la question qui dérange: 
"Je démens absolument que Noctis m’ait embauché en contrepartie de l’attribution par Bruno du Showcase". C’est pourtant ce qu’affirment plusieurs acteurs de la vie municipale. Selon eux, un accord aurait été passé entre Bruno Julliard et Laurent de Gourcuff, pape des nuits parisiennes, patron fondateur de Noctis, un empire de la fête (qui pèse 70 millions d'euros), dont Monsieur Bleu, Loulou, Raspoutine, Castel, le Yoyo, le château de Longchamp ou encore Le Rooftop (Marseille) et, depuis juillet 2017, la Maison du Caviar, qu'il vient de racheter à la famille de Lalagade.

Les vigilants du Conseil municipal comptent évoquer le sujet lors de la réunion  qui se tient lundi et mardi prochain
 
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En août dernier, au moment où Noctis embauchait Paul le Goff, la société remportait justement l’appel d’offre pour la gestion de l’espace situé sous la culée du Pont Alexandre III, où se tenait jusque là le Showcase, une boite de nuit ayant fait pendant des années le bonheur des jeunes branchés parisiens.

Le patron du mari du premier adjoint était ainsi encouragé à annoncer de plus hautes ambitions : faire de ce lieu un "cabaret immersif, avec des spectacles partout". Tout peut donc arriver dans ce "centre culturel éphémère" rebaptisé Le Génie d’Alex, puisqu’en octobre y était organisée une soirée très particulière, pudiquement qualifiée de naturiste, puis de libertine, mais qui était plutôt dans la lignée des soirées berlinoise SM les plus 'hard' et les plus déjantées. 

Les  petits arrangements présumés entre amis ne sont pas seuls en question. 
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Bruno Julliard est aussi à l’initiative du rejet brutal de Marcel Campion et de ses forains, la Grande roue des Tuileries et les marchés de Noël  il y a un an et demi.
Quel est encore le lien avec Laurent de Gourcuff ? L'homme d'affaires -qui ne donne pas dans le populaire- et la Mairie socialiste ont un même objectif : la Ville tente d'attirer les touristes friqués et l'empereur de la nuit vient justement de récupérer la terrasse de l’ancien immeuble du Virgin Megastore "le plus haut des Champs-Elysées" avec vue à 360°, qui s’ajoute à la trentaine de lieux insolites, tous transformés en machines à cash. Culminant à 100 mètres et située quelques centaines de mètres, au bas des Champs Elysées, la grande roue des forains fait désormais de l'ombre au protégé de la mairie : elle dérange Gourcuff et ce qui lui déplaît ne peut plaire au mari du premier adjoint de Paris.

Accor a récemment acheté 31% des parts de la société Noctis pour 21 millions d'euros. Or, le premier actionnaire d'Accor est Qatar Investment Authority, 10,8% du capital.