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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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jeudi 27 juillet 2017

Contributeurs forcés, les Français vont s'offrir STX

Macron fait nationaliser STX par Philippe

La France a décidé d'
exercer son droit de préemption sur les deux tiers du capital de 
STX France qu'elle ne détient pas 

Faute d'accord avec l'Italie sur un partage à parité des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire (photo), a indiqué que la proposition française de partage à 50-50 tenait toujours.

La France a ainsi acté jeudi l'échec de ses négociations avec l'Italie sur les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

En annonçant cette décision, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a précisé qu'il se rendra à Rome mardi pour en discuter avec le gouvernement italien. "Je vous annonce que nous avons pris la décision d’exercer le droit de préemption de l’État sur STX", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Cette décision, "prise en plein accord" avec le président de la République et le Premier ministre, a un seul objectif : " défendre les intérêts stratégiques de la France en matière de construction navale", a-t-il assuré.
"Les chantiers de Saint-Nazaire sont un outil industriel unique en France. Nous voulons garantir aux salariés, à la région, aux clients, aux sous-traitants, mais aussi à tous les Français que les compétences exceptionnelles des chantiers navals de Saint-Nazaire en termes de construction comme les emplois resteront en France", a expliqué le ministre. En fait, un retour de ...Corée.

Il a chiffré le coût pour les Français

de l'acquisition des deux tiers du capital de STX France rachetés au printemps par l'italien Fincantieri à son ancienne maison mère sud-coréenne à 80 millions d'euros, qui seront pris en charge par l'Agence des participations de l'EtatDes entreprises peuvent appartenir au secteur public sans être gérées par l'APE (cf. Eiffage,  détenue pour partie par Banque publique d'investissement).

Bruno Le Maire a souligné que cette nationalisation ne sera que temporaire, les chantiers de Saint-Nazaire n'ayant pas vocation à rester sous le contrôle de l’État français qui n'est pas entrepreneur.
Elle "doit nous donner le temps de négocier dans les meilleures conditions possibles la participation de Fincantieri", a-t-il précisé, en reconnaissant que le groupe public italien est le seul intéressé par STX France.

La société de construction navale italienne a refusé jusqu'ici de revenir sur un accord conclu au printemps par le précédent gouvernement français qui accordait 54% de STX France au co-actionnaire italien, dont 48% pour Fincantieri), le solde étant détenu par des intérêts publics français (l'Etat et Naval Group).

Bruno Le Maire veut 50% et a justifié la parité au capital réclamée dorénavant par Paris par la nécessité de garantir le maintien de l'emploi et du savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, les seuls capables en France de construire des paquebots, mais aussi de très grandes coques comme celle d'un porte-avions.

Le droit de préemption dont disposait la France venait à échéance ce vendredi.

Pour Brigitte Macron, ce n'est pas la fin des emplois familiaux...

Cohérence: les députés votent pour l'interdiction de leurs emplois familiaux

Les députés français ont voté jeudi l'interdiction des emplois familiaux pour les ministres, parlementaires et élus locaux

Emploi fictif et favoritisme pour Brigitte.
Certains ministres du cabinet Macron
sont écartés, au même motif

Cette mesure phare des deux projets de loi de moralisation de la vie publique débattus par l'Assemblée nationale, est la conséquence des affaires d'emplois fictifs présumés dont le député PS Edouard Ferrand et le ministre socialiste Bruno Le Roux auraient fait profiter leurs proches, épouses ou enfants mineurs.

Par un vote à main levée, les députés ont successivement adopté les articles du premier projet de loi qui interdit les emplois familiaux pour les ministres, puis celui pour les parlementaires et enfin celui pour les élus locaux.

La version votée par le Sénat
 est complétée par un amendement adopté de la commission des Lois de l'Assemblée. Il crée une distinction entre emplois familiaux pour "la famille proche" qui seront interdits et emplois pour les personnes du second cercle (liens hors familiaux, ancienne famille) qui devront faire l'objet d'une déclaration.

Le député d'extrême gauche
Eric Coquerel s'insurge en outre contre l'incohérence du distinguo en faveur des ministres mais pointant les députés.

Le même député s'élève également contre la faveur accordée aux lobbies
par les apprentis députés de la majorité :

La majorité présidentielle a mis le désordre dans les débats parlementaires
 

Du retard a été pris dans l'examen de ces deux projets de loi du fait de nombreux incidents en séance provoqués par les cafouillages de vices-présidentes en apprentissage d'une fonction exigeant des compétences que n'ont pas acquis les élu(e)s novices de la société civile (liens PaSiDupes 1-  2 - ), et aussi du fait du flot d'amendements suscités. Il restait mercredi à examiner près de 750 amendements aux deux textes.

La fin des débats et des scrutins prévus initialement jeudi soir devraient avoir lieu vendredi soir ou samedi matin.
Le gouvernement a décidé d'utiliser la procédure accélérée - expéditive, selon l'opposition - qui permet de réduire le nombre de navettes entre les deux assemblées, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dans la foulée pour tenter de mettre au point des textes communs aux deux chambres.
Les deux textes devraient être définitivement adoptés début août par le Parlement, l'Assemblée ayant constitutionnellement le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

L'épouse du président réclame pourtant un emploi familial

C'est une promesse du candidat trentenaire à son épouse retraitée
C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ce qui n'empêche qu'accorder un statut et un budget à une Première dame provoque des remous aussi bien dans la classe politique que dans l'opinion, laquelle ne supporte pas plus Brigitte Macron que Valérie Trierweiler.

Certains parlementaires de la majorité présidentielle y sont aussi opposés. "Je serais d’avis qu’on reste comme avant et qu’il n’y ait pas vraiment d’enveloppe budgétaire pour elle", a ainsi déclaré Géraldine Bannier, députée MoDem de la Mayenne et rivale de l'attachée parlementaire de Jean Arthuis, qui avait été officiellement annoncée comme candidate LREM et est désinvestie. Cette professeur agrégée de lettres classiques est pourtant une collègue de la première dame putative.

Le député PS Luc Cavournas, lui, va plus loin
: "Je ne vois pas pourquoi la femme du chef de l'État aurait un budget sur de l'argent public. On est en train de nous dire qu'il faut recruter des centaines d'administrateurs à l'Assemblée pour contrôler tous nos tickets de caisse et on va allouer un budget à la femme du chef de l'État. Je ne suis pas d'accord".

Même désapprobation du député de la France Insoumise, Eric Coquerel : "Brigitte Macron serait donc une collaboratrice ? Pourtant on va interdire aux députés d'employer leur famille non ?"

Une décision qui a également indigné l'opposition de droite. Le député LR Thierry Mariani a twitté sur l'arrogance du couple présidentiel :

Le président n'a que faire de moralisation de sa pratique.
Le couple Macron ne craint pas de susciter la polémique à l'heure où le Parlement débat de la moralisation de la vie politique qui vise à imposer des économies sur les budgets des différents ministères et notamment à interdire les emplois familiaux.
Dessin de Régis Hector
La majorité ne s'interroge pas sur l'inutilité de la fonction de Première dame. 
Et donc de son statut. Mais des défenseurs 'cohérents' des deniers publics qui soutiennent parallèlement la création de son statut prétendent qu'officialiser la fonction permettrait davantage de "transparence" et de "réguler son budget", assure la députée LREM Olivia Grégoire qui passe à côté de la question du gaspillage à la tête de l'Etat. Cette élue de la nouvelle majorité est une professionnelle des cabinets ministériels: à 38 ans, elle n'a aucune expérience de la vraie vie, puisqu'elle fut successivement collaboratrice du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin (2002-2005) et de Xavier Bertrand (2005-2007), mais n'a jamais voté, ni géré un budget public 

Le personnel qui fait le travail de Brigitte Macron sera-t-il bénévole ?
Brigitte Macron s'est attribué un emploi qui n'existe pas. Elle n'a aucun statut offiiel mais "les Français la sollicitent sur des centaines de courriers par jour", raconte l'Elysée. "Elle ne va pas dire: "Je vais arrêter; je vais m’occuper des nappes et des fleurs à l’Élysée' ". Ce qui ne serait pas non plus dégradant.
La princesse consort squatte déjà un bureau de l'Elysée, entourée de deux à quatre collaborateurs, selon les sources. Elle "traite" en particulier de sujets liés à l'éducation et au handicap.

Dans le cadre de cette réforme, qui pourrait entrer en vigueur d'ici à la rentrée le président Emmanuel Macron se serait résolu à ce que son épouse ne soit pas rémunérée par l'Etat. Il était en effet moralement difficile de demander aux armées en guerre dans plusieurs zones du monde d'accepter des coupes budgétaires qui mettent en péril leur sécurité et de rétribuer une épouse non élue
Pour Brigitte Macron, ce n'est pas la fin des emplois familiaux :  c'est le début...

mercredi 26 juillet 2017

Assemblée : des députées LREM novices et pourtant vice-présidentes, en toute humilité

Incompétente, la vice-présidente LREM crée du désordre au Parlement

Enorme foirade du parti du président au Palais Bourbon

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L'humilité n'est pas la vertu cardinale des élu(e)s de la REM. 
Lors d'une séance particulièrement maladroite et désordonnée, la vice-présidente de l'Assemblée, Carole Bureau-Bonnard, LREM, a été très chahutée par ses collègues députés : lassés de perdre leur temps en séance, ils lui ont administré un palper-rouler un peu vigoureux.  

Carole Bureau-Bonnard est la première vice-présidente à l’Assemblée Nationale (AN) et députée LREM de la sixième circonscription de l’Oise. Ce mardi 25 juillet, elle occupait le perchoir et tenta de diriger la séance de cette deuxième journée de débat sur la loi de moralisation.  

Dès le premier jour, la nouvelle majorité présidentielle avait créé des tensions 

La vice-présidente de l’AN Danielle Brulebois (Doubs, LREM), institutrice de 70 ans, n'a pas su maîtriser sa classe 
et Delphine Batho (PS) a profité de son état de faiblesse pour la recadrer lors du début des débats sur la loi de moralisation de la vie publique, lundi soir à l’Assemblée nationale.
Des débuts mouvementés pour la majorité du président jupitérien au moment où les députés se penchent sur les amendements sur l’obligation d’un casier judiciaire vierge.

A l'issue de la séance nocturne, les élus de l’opposition se sont insurgés contre le déroulé des débats et l’impossibilité de défendre certains de leurs sous-amendements, tombés avec l’adoption de celui de LREM, Delphine Batho brandissant notamment  le règlement de l’Assemblée en signe de protestation.
Et l’élue Nouvelle Gauche de faire à Danielle Brulebois un rappel au règlement en bonne et due forme. "Madame la présidente, dans notre Assemblée, il y a des règles dans la discussion des articles et l’ordre d’appel des amendements. Il y a pour règle, une fois que le gouvernement et la commission ont répondu aux auteurs des amendements, chacun des auteurs qui ont présenté un amendement peut répondre au gouvernement et à la commission. Et seulement ensuite nous passons au vote. (…) On est dans un débat de moralisation de la vie publique. Et, franchement, délibérer dans des conditions pareilles est proprement ahurissant.

"J’ai parfaitement respecté le règlement", a nié la présidente de séance...
Au second jour, 
Carole Bureau-Bonnard a suscité des remontrances encore plus fortes

Ses hésitations et son parti-pris ont fait entrave au bon déroulement du vote des amendements au projet de loijustifiant un chahut innommable. Incompétente, la vice-présidente a multiplié les erreurs de procédure, mettant le désordre dans le vote des amendements, ainsi que les provocations dans la distribution arbitraire de la parole aux députés.

Premier cafouillage : Jean-Louis Bourlanges (député MoDem, élu LREM) n'en peut plus et quitte l'hémicycle. 
Il tente de demander la parole à Carole Bureau-Bonnard, en vain. Alors que le ton monte dans l’hémicycle, il met en évidence l'incompétence de la kinésithérapeute en contestant sa direction du débat : "Madame, je suis désolé, vous m'aviez fait signe que vous me donneriez la parole, pourquoi vous ne me la donnez pas ?" La présidente de séance se justifie faiblement : "C’est parce qu’il y a déjà eu deux prises de parole".  Jean-Louis Bourlanges réclame son droit à la parole : "Je demande la parole !". Trop tard, le vote démarre. Elu de même parti que la vice-présidente, le député quitte l’hémicycle, sous les applaudissements.

Outre les interventions des uns et des autres, c'est aussi la méthode de vote qui va poser problème aux députés. 
Carole Bureau-Bonnard prend la fâcheuse habitude de faire revoter les amendements, jusqu'à ce que ses paires LREM dans le noviciat apprennent qu'il faut lever la main pour exprimer son approbation, le b.a. ba de la fonction. Il est ainsi stupéfiant de constater que, pour être aussi ignorants de la chose législative, ces élus n'ont jamais visionné une séance de vote au Parlement. C'est donc dans le plus grand désordre technique que les amendements sont votés ou non. 
Son confrère vice-président LREM Stéphane Mazars (avocat et ex-sénateur PRG) avait déjà usé du subterfuge du vote réitéré en commission des lois. Le député PS Olivier Dussopt avait alors reproché au groupe LREM d'intimider ses députés en demandant des recomptes de voix sur le projet de loi de moralisation de la vie publique. Penaud, le président de la commission de Lois avait mis en avant son statut de "novice".
Cette fois, Olivier Dussopt (Nouvelle Gauche) va alors procéder à un quatrième rappel au règlement de la séance.
"Lorsque vous appelez les votes, les députés lèvent la main ou ne la lèvent pas. Ils peuvent faire le choix de ne pas participer au vote. Ils peuvent faire le choix de s'abstenir, mal à l'aise par une disposition ou par conviction. Vous avez appelé le vote deux fois. Presque trois. De deux choses l'une, soit cette situation ne se reproduit pas, soit, au nom de mon groupe, je serai amené à demander un scrutin public sur chacun des amendements déposés". Il demande ensuite une première suspension de séance.

"Ça devient pénible, vous menez ces débats de façon incompréhensible !"
De retour en séance, André Chassaigne, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l’AN, est le premier à s'indigner de nouveau, constatant un grand désordre dans le déroulement du vote des amendements : "Ça devient pénible, vous menez ces débats de façon incompréhensible ! Quand on a un amendement, il arrive au vote avant les amendements de repli ! Non seulement, on a affaire à un rouleau-compresseur où l'opposition ne peut pas s'exprimer correctement, aller jusqu'au vote de ce qu'il propose, mais en plus de cela il y a une confusion qui à mon avis est une confusion entretenue".

La vice-présidente improvisée Carole Bureau-Bonnard avait présenté des amendements de repli avant les amendements principaux. Or, si l’amendement principal n’est pas accepté, à l'évidence, les amendements de repli tombent automatiquement. Une perte de temps et de sérénité dans les aménagements au projet gouvernemental.

Excédé par l'amateurisme du parti du président Macron, Jupiter de pacotille, Philippe Gosselin, député (LR) de la première circonscription de la Manche, partage l'impatience de collègue radical, André Chassaigne, apprend à Carole Bureau-Bonnard, 51 ans, les bases de la fonction qu'elle a accepté d'assumer sans en avoir la capacité. "Ecoutez on a déjà eu une suspension de séance, la phase d’apprentissage ça va bien ! Ici, on fabrique la loi; donc, il va falloir peut-être appliquer le règlement. Le principe, c’est que l’amendement principal est étudié d’abord, les amendements de repli ensuite". L’hémicycle applaudit.

Le quatrième vice-président de l’Assemblée Nationale vole bientôt au secours de sa collègue, comme il volerait au secours du couple exécutifLe député de la Vienne (quatre hommes sur quatre), ancien MJS mais cofondateur des Jeunes avec Macron, Sacha Houlié (LREM) félicite  Carole Bureau-Bonnard ! Bravant le ridicule, la crevure de 30 ans met ses aînés en accusation, l'apparatchik sans expérience de la société civile expliquant qu'il sait "à quel point c’est difficile de mener des débats dans cet hémicycle" et le répit est donc de courte durée. 

Alors qu’elle s'est complètement discréditée auprès des députés, le néo-député de l'extrême gauche (La France insoumise) Jean-Luc Mélenchon tire sur l'ambulance, en demandant une seconde suspension.

VOIR et ENTENDRE le déroulé de la journée 'historique' du 25 juillet 2017, un 'zapping' pitoyable de 4 minutes :
video

François de Rugy, le président de l’AN, doit être appelé en urgence.
"Qui les députés vont-ils chahuter aujourd'hui ?", interrogent (en toute objectivité) Floriane Valdayron, tout juste sortie de l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille (EJCAM), et Youness Rhounna (3 ans de métier), stagiaires en formation à bas coup pour le magazine Marianne ? La loi de moralisation ne valait pas mieux.

Dans le parti du président,
on s'interroge sur l'aptitude de Richard Ferrand, président du groupe, à conduire cette armée mexicaine.

mardi 25 juillet 2017

Schiappa se défend de vouloir diplômer les jeunes parents

"Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères"

La secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a encore fait parler d'elle


Image associéeMarlène Schiappa s'est mis à dos une partie des professionnels de la petite enfance.
Lundi au micro d'Europe 1, elle a dû cette fois certifier qu'elle ne s'est pas mis en tête de mettre en place une certification pour les mères non diplômées, éventuellement sous la forme d'un CAP petite enfance. Mais comment se fait-il que l'ex-blogueuse élevée au rang de membre du gouvernement doit constamment se justifier ? 

Rattachée au Premier ministre, Edouard Philippe, qui ne semble pas réussir à la canaliser, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes n'a visiblement pas établi de dialogue avec les professionnels du secteur. Elle a en effet suscité un grand en émoi parmi eux, puisqu'ils craignent une dévalorisation de leur profession. Europe 1 l'a invitée lundi pour lui permettre d'éteindre la polémique.

Marlène Schiappa estime que sa proposition a été caricaturée.
Comme c'est le cas à chacune de ses prises de parole. "Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères", insiste-t-elle.
"Je déplore que l'on transforme une mesure qui n'est pas aboutie, qui est assez complexe, en un sujet-verbe-complément de 140 signes pour qu'il rentre dans un tweet", polémique la secrétaire d'Etat, elle-même toujours pas 'aboutie'.

Les parlementaires n'auraient pas compris sa pensée "complexe"...

"Lors d'une audition au Parlement et au Sénat, j'ai expliqué, après une heure et demi de description de l'ensemble de nos mesures pour l'égalité entre les femmes et les hommes, que nous lançons une réflexion qui vise à trouver des parcours diplômants pour ces mères et ces pères qui sont sortis du parcours scolaire sans baccalauréat ou brevet des collèges", explique-t-elle.

"Je cherche l'efficacité", raconte-t-elle. 
"Il ne s'agit pas de distribuer des CAP petite enfance aux mères de famille." La secrétaire d'état admet qu'elle n'innove pas : "il s'agit d'un dispositif déjà existant, la VAE - validation des acquis d'expérience -, qui existe déjà pour les métiers de la petite enfance […]. Le dispositif sur lequel nous travaillons vise à mélanger une formation pour les jeunes parents – à 97 % ce sont des femmes, mais les 3% d'hommes sont les bienvenus – [pour les] accompagner vers la réinsertion professionnelle", précise Marlène Schiappa, puisque les parlementaires n'ont pas saisi. 

"Il y a près de 6.000 jeunes mères mineures en France, qui n'ont pas de diplôme, qui sont sorties du parcours scolaire et se retrouvent à 20 ans sur le marché du travail sans diplôme, sans expérience et sans qualification professionnelle et qui, si nous ne faisons rien, vont errer d'une mission à l'autre dans la plus grande précarité. Je pense qu'il n'est pas acceptable de ne rien faire pour ces mères. Je ne cherche pas la symbolique mais l'efficacité", lance-t-elle.

Marlène Schiappa rétropédale

A propos de la colère des professionnels, la secrétaire d'Etat veut, encore une fois, rectifier le tir entre mesure annoncée et projet en cours d'élaboration : "Ce qui est remis en cause par les professionnels de la petite enfance c'est : 'on va brader nos diplômes et on va les distribuer'. Je les comprends […] Ça n'est pas le cas. Il ne s'agit pas de distribution, il ne s'agit pas uniquement de femmes, il s'agit d'intégrer dans des parcours diplômants, dans des VAE, avec des formations, des examens, des dossiers très solides, et des jurys de professionnels".

Pas de diplômes bradés, après seulement 1 an d'expérience familiale de la maternité ?
VAE : un décret est pris qui élargit le champ des expériences à prendre en compte.
A partir du 1er octobre 2017, les modalités de mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) vont être revues. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du 6 juillet 2017. Ce nouveau décret précise les règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel [et non familial] nécessaires pour l’examen de la demande de VAE (durée ramenée à un an avec la loi Travail du 8 août 2016) [: il s'agit d'un examen de ...dossier]. Il élargit par ailleurs le champ des expériences pouvant être prises en compte en cas de demande de VAE (activités professionnelles salariées, non salariées, bénévoles, de volontariat ou exercées dans le cadre de responsabilités syndicales ou encore par exemple d’un mandat électoral local). Et, lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte aussi les périodes de formation en milieu professionnel, de mise en situation en milieu professionnel ou encore par exemple les stages pratiques.Il sera fait appel à la contribution solidaire  des Français (notamment les retraités  ou les travailleurs indépendants) pour la prise en charge de certaines dépenses (rémunération du salarié pendant son congé VAE, frais de transport, de repas et d’hébergement, frais d’examen du dossier, frais d’organisation de la session d’évaluation de 6.000 jeunes parents...).

La profession s'élève contre les errements diurnes de Schiappa

Marlène Schiappa n'en est pas à son premier égarement.
Activiste de la  libre pensée, comme son père historien corse, la membre du gouvernement a tenu des propos provocateurs dans un post de blog sur le port du voile à l'école. Si bien que, par lettres interposées, Marlène Schiappa et Alain Finkielkraut s'invectivent depuis plusieurs jours. Les positions développées de la nouvelle secrétaire d'Etat sur le port du voile à l'école ont de quoi irriter le philosophe vigilant. 
La secrétaire d'Etat a voulu démontrer qu'il est faux que les femmes ne peuvent plus circuler librement. Elle s'est rendue de nuit dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, une partie du 18e arrondissement où les migrants clandestins n'hésitent pas à harceler les femmes. La recrue de Macron était toutefois accompagnée d'un photographe, au moins...

La proposition de Marlène Schiappa a fait bondir les professionnels de la petite enfance.
Jeudi, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a annoncé que les mères non diplômées, et qui ne travaillent pas mais qui s’occupent de leurs enfants, pourraient obtenir une certification. Il s'agirait d'un diplôme de validation des acquis de l'expérience (VAE), qui pourrait prendre la forme d'un CAP petite enfance.

Une mesure en faveur de l'insertion professionnelle des mères en situation de précarité donc, mais qui fait pourtant largement polémique. 
Pour les associations féministes, cette proposition renforce les stéréotypes sans rien régler au problème. Pour Osez le féminisme ! - qui a une position abolitionniste sur la prostitution - (soutenue par Mouvement français pour le planning familial, le PS, EELV, le Front de Gauche et l'UNEF), par exemple, l'Etat devrait plutôt aider les mères à concilier vie familiale et vie professionnelle. 

Un sentiment partagé par la majorité des représentants du secteur qui ajoutent un autre argument à leur opposition : cette mesure ne prend pas en compte la différence entre le savoir-faire d'un parent et le savoir-faire d'un professionnel.
"Un parent, c'est quelqu'un qui a un désir d'enfant, qui met au monde un enfant. On y porte de l'amour, une attention exclusive. Alors qu'un professionnelle apprend à prendre le relais du parent, mais sans les enjeux affectifs", explique au micro d'Europe 1 Julie Marty-Pichon, membre de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. "On apprend à observer les relations parents-enfants; on est formé à déceler un handicap ou de la maltraitance, etc. Ce sont des choses qui s'apprennent", souligne-t-elle dans une tribune publiée par l'express.fr.

Ces professionnels dénoncent donc une dévalorisation de leur métier qui peine déjà à susciter des vocations. Depuis 3 jours, les professionnel(le)s de la Petite Enfance et plus particulièrement les personnes titulaires d'un CAP Petite Enfance et les personnes titulaires d'un Diplôme d'Etat d'Educateur de Jeunes Enfants (DE EJE) ont manifesté leur incompréhension et leur indignation face aux propos et espèrent être reçus au plus vite par la secrétaire d'Etat avec laquelle ils n'ont eu aucun contact pour le moment. Une pétition  en ligne (Avaaz)  a recueilli aujourd'hui près de 10.000 signatures de protestataires.

Si les enfants ont besoin -à défaut de parents- de personnes hautement qualifiées, le gouvernement et les chambres du Parlement aussi...

Baisse des aides au logement : l'ex-ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, se décharge sur Gérald Darmanin

Cosse n'assume pas et charge Darmanin

La politique de coupes budgétaires de Macron ne frappe pas seulement les Armées 

Suite à la confirmation par Matignon de son intention de réduire les APL, aides (sociales) au logement pour tous les bénéficiaires, samedi 22 juillet, Emmanuelle Cosse (ex-EELV), l'ancienne ministre du Logement, est montée au créneau.
Le président Macron a choisi de diminuer toutes les aides au logement, sans distinction de bénéficiaires, dès la rentrée prochaine. Matignon a confirmé que les APL (Aides personnalisées au logement) seront baissées de 5 euros par mois dès le 1er octobre 2017. La mesure qui concernait les 800.000 étudiants qui y ont le droit - sera même étendue aux autres allocations logement que sont l'allocation de logement familiale (ALF) et l'allocation de logement sociale (ALS). 

L’ancienne ministre du Logement Emmanuelle Cosse a vivement critiquée la décision prise par le gouvernement d’Edouard Philippe.

"Je suis scandalisée," assure-t-elle. La ministre du logement s’est montrée très sévère à l’égard de cette baisse de 5 euros des APL. "Je suis scandalisée par cette mesure parce que les APL bénéficient à des personnes qui ont des faibles revenus (…) C’est une restriction très importante qui va fragiliser ces personnes qui reçoivent des aides pour payer leur loyer", dénonce-t-elle.
"Je ne vous cache pas qu’en tant qu’ancienne ministre du Logement, je suis scandalisée que la première grande mesure sur le logement du gouvernement d’Edouard Philippe, ce soit de baisser les APL et de toucher les plus pauvres", poursuit-elle.

L'ex-ministre de Hollande charge Darmanin

Cette baisse avait été "actée par François Hollande et intégrée dans les calculs budgétaires sans que la mesure ait été mise en place" (le temps des campagnes des primaires et des présidentielles n'étant pas propice), précise Matignon pour justifier cette nouvelle coupe budgétaire. 

Un rappel qu'a déjà fait valoir Gérald Darmanin lors de son audition par la commission des Finances de l’Assemblée Nationale le 12 juillet dernier : "La baisse des APL a été votée par la précédente majorité mais n’a jamais été mise en place. Nous prendrons les mesures votées par le Parlement." 

"Il raconte n’importe quoi et ça suffit que Monsieur Darmanin essaye toujours de trouver des cache-sexes pour défendre des mesures d’économies", accuse Emmanuelle Cosse. 
VOIR et ENTENDRE
 l'ancien patronne d'Europe Ecologie-les Verts charger les juppéistes du gouvernement Philippe, singulièrement Gérald Darmanin  : 
video

Contrairement à ce qu’affirme Gérald Darmanin, un décret réformant les APL est paru le 16 octobre 2016 au Journal Officiel. Il disposait que les nouveaux allocataires se verraient appliquer cette mesure de non-versement de l'APL à partir du moment où leur patrimoine financier, mobilier et immobilier (hors résidence principale) dépassait 30.000 euros. A contrario, les allocations des anciens bénéficiaires devaient attendre un nouveau calcul nécessitant une déclaration de patrimoine.

"Il y a eu des mesures d’économies, qui ont été prises par le gouvernement dans lequel j’étais et qui concernaient des personnes avec des patrimoines très élevés mais en aucun cas il ne s’agissait d’une baisse massive des APL", se défend Emmanuel Cosse, destinatrice d'une lettre-cadre de Manuel Valls visant les APL. Courant 2016, François Hollande avait bien engagé une réforme des aides au logement pour qu’elle frappe les classes moyennes et supérieures.

"Maintenant ça suffit ! Que le gouvernement d’Edouard Philippe et le ministre Gérald Darmanin assument leur baisse des APL et qu’ils assument que leur politique n’est pas une politique d’aide au logement, contrairement à ce que racontait le président de la République pendant la campagne", dénonce l’ancienne ministre.

Les APL coûtent 18,5 milliards d'€, soit 3 fois le budget du ministère de la Justice.