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lundi 25 septembre 2017

La députée La France Insoumise poursuivie par son ex-attaché parlementaire

La députée LFI Caroline Fiat, poursuivie aux Prud'hommes

L'ex-attaché parlementaire de l'élue de Meurthe-et-Moselle conteste l'arrêt brutal de son CDI cet été.

Il accuse la députée mélenchoniste de licenciement sans cause sérieuse. Auparavant aide-soignante en vacation dans plusieurs établissements privés d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Grand Est, Caroline Fiat, 40 ans, ci-contre, a été élue députée La France Insoumise (LFI) de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle en juin dernier

Comme les élus du parti du président, la député d'extrême gauche n'était pas préparée à ses nouvelles responsabilités. "Je ne m'attendais pas à être députée. Et donc pas à être employeur", a confié au Républicain Lorrain C. Fiat ce weekend, interrogée sur la plainte d'un de ses ex-collaborateurs aux prud'hommes. Il lui demande près de 35.000 euros pour rupture illégale du contrat de travail, précise L'Express.

Résultat de recherche d'images pour "Caroline Fiat"Le jeune homme a été embauché juste après les élections législatives pour gérer une partie de la communication de l'élue LFI. A l'époque, il reçoit alors un contrat de travail type de l'Assemblée nationale "où il n'y a que des cases blanches. Rien n'était renseigné", explique son avocat, Me Thomas Hellenbrand, dans les colonnes du quotidien régional. "Il n'y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail... Rien. Cela démontre une certaine impréparation", déplore-t-il de la part d'une élue de la gauche sociale exemplaire et hargneuse. 
Son client a tout de même envoyé les documents et signé un blanc-seing. Et n'a jamais reçu de contrat en retour. Auprès de l'Express, l'avocat reconnaît "l'imprudence" du jeune homme, mais la justifie par la "confiance" qu'il avait en Caroline Fiat...
"J'ai envoyé ces documents vierges en demandant à mon équipe de donner leurs informations personnelles, numéro de Sécu, etc., afin de gagner du temps", se justifie cette dernière au Républicain Lorrain, quelques heures avant le rassemblement à Paris contre la réforme du Code du travail. "On s'est quand même assis autour d'une table pour discuter du contrat."

La députée d'extrême gauche aurait-elle des pratiques de patron voyou?

La députée La France Insoumise Caroline Fiat poursuivie aux Prud'hommes par son ex-attaché parlementaire
Le salarié reçoit bien un certificat d'adhésion à la complémentaire santé des attachés parlementaires et est payé fin juillet, mais sans recevoir de bulletin de salaire, assure son avocat. En août, il apprend qu'il va être remplacé. "Il ne bossait pas. Je n'étais pas du tout à l'aise avec ça, mais il fallait faire quelque chose", accuse Caroline Fiat. "Les gens qui me connaissent savent que je n'ai pas fait ça de gaieté de cœur", assure-t-elle. 

De son côté, elle insiste pour dire avoir mis fin au contrat de son salarié pendant sa période d'essai. Le plaignant et son avocat considèrent,, quant à eux que le contrat de travail n'étant pas valable, il doit être requalifié en CDI à temps plein sans période d'essai. "Ce n'est pas possible d'agir ainsi et de mépriser les règles du Code du travail", dénonce l'avocat du salarié victime de sa patronne La France Insoumise, avant d'ajouter : "Cela tombe à un moment où on cherche à fragiliser les contrats de travail. Il faut éviter les abus et éviter de mépriser le salarié. Ce dossier est un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire".

Collomb accueille un ancien "fiché S" dans la police nationale

Quand la police se laisse infiltrer... 

Autrefois dans le viseur du Renseignement pour sa pratique de l'islam

Il est devenu gardien de la paix, vendredi 22 septembre, en France.
Résultat de recherche d'images pour "police nationale"Une nouvelle promotion de gardiens de la paix a vu le jour, la semaine dernière. Or, parmi ces nouvelles forces de l'ordre, un homme sort du lot par son parcours, révèle RTL. 

Cette recrue a fait l'objet d'une fiche S (sûreté de l'État). Les faits remontent à l'année 2012, date à laquelle les services de la DGSI avaient commencé à s'intéresser à cet adepte de l'islam radical.  
 
Déjà à cette époque, l'homme tenta pourtant d'entrer dans la police, après avoir été chassé de l'Armée. Les services du Renseignement reçurent alors un signalement concernant cet individu. Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur le classa parmi les fichés S, soupçonnés de vouloir s'attaquer à la France. 

Les failles béantes des services

Résultat de recherche d'images pour "police nationale"
Le port du hijab bientôt autorisé
dans la police nationale
Malgré cette mesure individuelle, le suspect passa inaperçu et parvint à se faire embaucher comme adjoint de sécurité. Il resta sous surveillance pendant trois ans, et sembla avoir un comportement tout à fait normal.

Cellule dormante ?
Malgré l'"état d'urgence" instauré le 14 novembre 2015 sur tout le territoire national en raison des attentats islamistes du 13 novembre 2015, la DGSI décida donc de lever la fiche S dont il faisait l'objet. Plus rien ne l'empêchait de devenir policier et c'est que qu'il fit le 22 septembre 2017, lorsqu'il devint officiellement gardien de la paix après une formation à l'Ecole nationale de police (ENP), selon RTL.

Cet individu a pu être recruté et formé en école nationale de police, alors qu'il a fait l'objet d'une fiche S et ça ne fait pas problème ? 
A l'heure actuelle, il n'existe pas de contrôle administratif systématique lors des recrutements dans la police ou la gendarmerie pour connaître le parcours précis des candidats.
Cette disposition est prévue dans la nouvelle loi antiterroriste... 
Le suspect sera peut-être passé brigadier...

Réforme du droit du travail: les routiers grévistes vont directement au blocage de raffineries

Des blocages pour le maintien de leur régime spécial, sans passer par des opérations escargot et des barrages filtrant 

Des routiers CGT et FO ont entamé lundi un mouvement reconductible contre la réforme du code du travail

Une quarantaine de points de blocage, selon la CGT
aux premières heures du jour, ce 25 septembre 2017 
Des bloqueurs ont ciblé des axes de circulation et des dépôts d'approvisionnement en carburant aux quatre coins de France.

Dès la nuit de dimanche à lundi, une trentaine de grévistes a bloqué la circulation des poids-lourds sur une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. D'autres actions ont ensuite été mises en place au Havre, à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, d'après plusieurs responsables CGT et FO.

La ministre des Transports a pris acte mercredi de l'échec des discussions. "La bonne réponse, ce n'est pas le blocage, mais le dialogue", a plaidé Elisabeth Borne, assurant que "le gouvernement est très mobilisé pour éviter le dumping social".

Sans ouvrir de nouvelle piste, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a toutefois estimé dimanche que le gouvernement doit "tenir compte des spécificités" du secteur du transport routier. Des spécificités qui demandent à être justifiées...
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La grogne sociale s'est étendue lundi à plusieurs régions de France

Le début du mouvement est "à la hauteur de nos attentes", s'est ainsi félicité Jérôme Vérité, le numéro un de la fédération CGT des transports, citant des actions à un péage près de Lyon, devant les dépôts pétroliers d'Ile-de-France et de La Rochelle, et en Normandie.
A Caen, une "opération escargot" a ainsi été menée sur la rocade par "une quarantaine de véhicules", selon un responsable CGT, moitié moins d'après la préfecture. Un "barrage filtrant" devait ensuite être mis en place sur le périphérique sud.

En Charente-Maritime, à La Rochelle, "les dépôts de carburants sont fermés", précise Jérôme Vérité, numéro un de la CGT-Transports.

En Ille-et-Vilaine. les deux rond-points qui permettent l’accès au dépôt de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, sont bloqués. Une soixantaine de routiers est sur place. L'atmosphère est tendue entre les forces de l'ordre et les chauffeurs.

Bordeaux et surtout Donges, près de Nantes, où c'est également "un peu chaud", mais toutes les actions se mettent en place "tranquillement", raconte Bruno Lefebvre (FO), qui met sinon en cause la présence des gendarmes, "déjà en place" avant l'arrivée des grévistes.

Dans le Nord
, où se trouve l'élu syndical FO, une opération-escargot était prévue sur l'autoroute en direction d'Arras, ainsi que des actions à Valenciennes et Dunkerque.
Mais en périphérie de Dunkerque, la dizaine de militants présents a dû renoncer au blocage des dépôts de carburants, protégés par les CRS. Ils ont en conséquence décidé de distribuer des tracts sur un rond-point très passant de ...Grande-Synthe, ville PS, puis EELV, dirigée par un ancien animateur socio-culturel, et lieu d'installation d'un camp de migrants clandestins.

En Ile-de-France, situation identique de blocage du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), d'après la préfecture qui a relevé la présence d'une petite cinquantaine de manifestants.

Dans le Sud-Estau dépôt pétrolier de La Mède, près de Marseille,"rien ne rentre et rien ne sort", a lancé Fabrice Michaud de la CGT. Selon lui, des "plateformes logistiques sont aussi visées" par une "petite cinquantaine" de grévistes bloqueurs. Les barrages devraient être levé vers 15h00, selon La Provence.

Pour maintenir les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière ...de temps de conduite et de repos. 
Ce développement a été qualifié de "provocation" par la CGT, fer de lance de la contestation contre les ordonnances réformant le droit du travail.

Les revendications des routiers bloqueurs

Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.
Plus spécifiquement, elles s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle.
Les syndicats redoutent que TPE et PME s'engagent dans une course au "moins-disant social" pour remporter les appels d'offres, soupçon que le patronat qualifie de "manipulation grossière".

Dans leurs négociations corporatistes secrètes, les syndicats CGT et FO ont également mis sur la table la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et le statut de travailleur détaché tel qu'il est actuellement défini par la directive européenne du 16 décembre 1996, permettant à un employé travaillant dans un État membre de l'Union européenne d'être détaché pour aller travailler dans un autre État membre, en cours de révision.

En revanche, ils ont obtenu de l'Etat un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition. Ce n'est donc déjà plus la "révolution copernicienne" promise par Emmanuel Macron...
Un recul du gouvernement nommé par Macron qui ouvre ainsi une brèche dans une "réforme ambitieuse, équilibrée et juste", selon Edouard Philippe en présentant les cinq ordonnances, mais déjà inéquitable, et que le président Macron  qualifiait d'historique, au mépris des quatre lois Auroux de 1982
Jean Auroux : « Macron fait fausse route »relatives aux libertés des travailleurs dans l’entreprise, au développement des institutions représentatives du personnel, à la négociation collective et au règlement des conflits du travail et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
Le 18 septembre 2017, sur France Inter, leur auteur, 75 ans, ancien maire PS de Roanne, mais aussi plusieurs fois ministre de François Mitterrand, a estimé que les salariés seront moins protégés et les entreprises pas forcément gagnantes non plus.
"Il y a un abus de langage à parler de réforme. Car lorsqu'on regarde la définition de ce terme, on s'aperçoit qu'une réforme est destinée à apporter une amélioration. En l'espèce, parler de "contre-réforme" serait plus adapté." Et Jean Auroux de rappeler que les ordonnances de 1982 avaient pour objet de "passer à 39 heures de travail hebdomadaire payées 40, ajouter une 5e semaine de congés payés et ramener l'âge de la retraite à 60 ans". 
Jean Auroux oppose progrès social "à l'idée paradoxale consistant à dire qu'en facilitant les licenciements, on créerait de l'emploi", ainsi qu'il analyse la réforme en cours, née de "l'argumentation libérale" du président Emmanuel Macron, "consistant à dire que le travail coûte trop cher". Selon lui, "c'est bien plus l'incertitude économique que le coût du travail qui freine les entreprises dans leurs projets de recruter".

Auroux estime que cette réforme "fait fausse route en nous ramenant 35 ans en arrière. Elle n'est ni juste, ni équilibrée, elle marque un recul social qui n'est pas une garantie pour les entreprises."
"En la matière, c'est peut-être en marche…, mais en marche arrière", conclut-il.

Pénurie d'essence : où trouver du carburant ce lundi ?

Le gouvernement répond absent : il faut avoir recours à la presse et aux applis...

Débuté ce 25 septembre, le mouvement de grève des routiers pourrait créer des problèmes d'approvisionnement des stations-services 

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"J'incite tout le monde à faire le plein assez rapidement parce que je pense que la mobilisation va être très, très forte", a mis en garde Jérôme Vérité de la CGT. La perspective d'une pénurie de carburants pourrait donc se concrétiser d'ici la fin du mois de septembre.
Retrouvez ci-dessous les dernières infos en direct et suivez l'évolution de la situation près de chez vous avec la carte de la pénurie d'essence.

06:04 - De premiers blocages des dépôts pétroliers attendus dans la matinée.
La grève des routiers débute ce lundi 25 septembre et les dépôts pétroliers et raffineries sont particulièrement visés par les grévistes. France Bleu annonce ainsi un blocage à venir du dépôt Rubis près de Rouen mais aussi au Havre.

06:08 - Le gouvernement a anticipé la crise en passant un arrêté.
Pour tenter d'endiguer la crise à venir et les risques de pénurie dans les stations-services suite au mouvement de grève des routiers, le gouvernement a pris un arrêté ce weekend permettant aux entreprises qui livrent les produits d'hydrocarbures de circuler et travailler deux heures de plus par jour. Ces dispositions sont temporaires.

06:11 - Des stations-services déjà prises d'assaut dimanche.
Vous avez été nombreux à vous rendre dans les stations-services ce week-end pour faire le plein en prévision de la crise attendue cette semaine. En Ile de France notamment, des files de véhicules se sont formées à l'approche des pompes dimanche soir.

07:29 - Des forces de l'ordre mobilisées sur de nombreux sites pétroliers.
Les raffineries et dépôts de carburants étaient nombreux à être "protégés" ce lundi matin par des compagnies de CRS et de gendarmerie, venus en amont et qui font face ce lundi matin aux routiers en grève.

08:30 - Plusieurs dépôts de carburants bloqués ce lundi matin.
Si la présence de forces de l'ordre a rendu plusieurs blocages prévus difficiles voire impossibles comme à Donges ou Dunkerque, d'autres raffineries et dépôts pétroliers sont à l'arrêt ce lundi matin. C'est le cas à la raffinerie Total de La Mède près de Marseille où une soixantaine de grévistes bloquent l'accès au site.

09:44 - 32 stations sont déjà signalées en pénurie d'essence en France.
L'application Mon Essence.fr recense 32 stations en rupture totale de carburant en France ce lundi matin. Il s'agit principalement de stations de grandes surfaces, situées en Ile de France mais aussi près de Rennes et Nantes. 

11:21 - Plus de 50 stations-services à sec en France ce lundi.
Ces pompes sont principalement dans la partie ouest de l'Hexagone, notamment autour de Nantes, Rennes et Caen mais aussi désormais à Orléans (les pompes du supermarché Auchan d'Olivet sont notamment à sec) et autour de Paris. On rappelle que la France compte environ 10.000 stations-services sur son territoire.

Carte pénurie d'essence

Certaines applications peuvent être très utiles pour connaître l'approvisionnement des stations services près de chez vous en période de pénurie d'essence. Le blog de l'application Essence répertorie à chaque période difficile les stations essence ouvertes, fermées ou partiellement à sec. Elle est mise à jour en temps réel en suivant les remontées des utilisateurs et indique les stations en rupture de carburant.


Où trouver de l'essence à Paris et en Ile de France ?
A Paris, et en Ile de France, plusieurs stations-services sont signalées à sec par l'appli Mon Essence.fr
C'est le cas du Total Acces d'Issy-les-Moulineaux (92), de l'Intermarché de Choisy-Le-Roi (94), du Total de Neuilly-sur-Seine (92), du Total de Champigny sur-Marne (94) ou du Leclerc du Kremlin-Bicêtre (94). Pas de problème pour l'heure à Paris intra-muros.

Où trouver de l'essence à Nantes ?
Nantes est une des premières villes touchées par les risques de pénurie d'essence. Plusieurs stations-services sont déjà à sec ce lundi. C'est le cas de la station Carrefour-Contact de Montfaucon-Montigné, de l'Intermarché de Montlimart, du Auchan Carburant de Saint-Sebastien sur Loire et du Hyper U de Vallet. Les autres stations-services sont encore accessibles et fournissent du carburant.

Où trouver de l'essence à Rennes ?
Rennes est également touché avec des stations-services signalées à sec comme le Total Access de l'Avenue du Général Leclerc ou le Leclerc de Pleumeleuc. Plusieurs stations sont également signalées en rupture partielle.

Pénurie d'essence : quand ?

La France a connu plusieurs périodes de pénurie d'essence sous Hollande. 
La première a eu lieu en mai 2016 suite au mouvement des routiers (soutenus par les branches Pétrole de plusieurs syndicats) contre la Loi Travail du gouvernement Valls. Elle avait conduit à une situation de blocages de nombreuses raffineries et à une situation de pénurie dans de nombreuses stations-services. Les Français avaient nettement augmenté leur consommation de carburant pour remplir leurs réservoirs et être sûrs de pouvoir se déplacer. 

Or,
c'est cette prévoyance responsable que craignent les autorités.
C'est elle qui -bizarrement- est rendue responsable du phénomène de pénurie, plutôt que les actions syndicales corporatistes. Ce constat s'est vérifié fin mai 2017. Le mouvement des transporteurs de carburant avait impacté plus de 1.000 stations-services avec des ruptures totales ou partielles d'approvisionnement. Cette fois, ce sont les branches Transports des syndicats CGT et FO qui appellent à la grève dès le 25 septembre 2017.

Y aura-t-il des blocages des raffineries et dépôts de carburant ?

Les syndicats CGT et FO se désolidarisent de l'ensemble des Français, protestant contre la réforme du droit du Travail qu'ils jugent menaçante de leurs avantages professionnels. Ils ouvrent les hostilités le lundi 25 septembre, forts de leur capacité de nuisance. 
Ils dénoncent notamment la précarisation du contrat de travail, la facilitation des licenciements économiques ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales. 

Les deux syndicats ont déjà annoncé que la grève serait reconductible et aurait des "conséquences très concrètes sur l'économie française" - donc sur l'emploi et le pouvoir d'achat - selon les mots du secrétaire général de la fédération CGT-Transports, Jérôme Vérité.

Le blocage de grands axes mais aussi des dépôts de carburant est lancé. 

"Marcher dans la rue, c'est bien, mais on a vu dans le passé que
des millions de salariés ne font pas bouger les lignes, alors on essaie autre chose", prévient le représentant de la branche Transports du syndicat FO, Patrice Clos.
On en saura donc plus sur les risques de pénurie d'essence au soir du 25 septembre, en fonction de l'étendue du mouvement de blocages. 

La France compte neuf raffineries en fonctionnement, dont huit en métropole (la dernière se situe en Martinique) : à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Grandpuits (Seine-et-Marne), Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Notre-Dame de Gravenchon (Seine-Maritime), Martigues  à La Mède (Bouches-du-Rhône) et Feyzin (Rhône). 
La France compte également 130 dépôts de carburant répartis sur le territoire.

dimanche 24 septembre 2017

Sentencieux Mélenchon à Macron : "c’est la rue qui a abattu les nazis" !

L'odieux amalgame de Mélenchon visant Macron

Lors de la manifestation organisée par La France insoumise contre la réforme du code du travail


"C’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis…," a lancé Jean-Luc Mélenchon, samedi 23 septembre. Dans leur affrontement verbal à distance, les protagonistes se répondent coup pour coup sur la réforme du Code du travail dont les ordonnances ont été signées vendredi.

Grisé par les media et leurs sondages qui en font le seul opposant à Macron, le 'lider maximo' entendait donc répondre par un raccourci hasardeux et insultant à Emmanuel Macron, qui avait déclaré sur CNN, le 19 septembre, que "la démocratie, ce n’est pas dans la rue". Alors que ses propos ont déclenché une polémique, dans un post de son blog intitulé "la marche du peuple et la diversion", Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu’il n’a "jamais comparé le gouvernement actuel aux nazis". 

Dans son délire, Mélenchon s'adressait à "monsieur le président"

Cinq mois après l'élection présidentielle, le troisième de la compétition, éliminé dès le premier tour, reste aigri et vindicatif. Mélenchon estime que Macron bute sur "la volonté du peuple de ne point se laisser dépouiller de ses droits. 
On voit donc ses agents réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force", réplique-t-il, suite à l'indignation générale qu'il a suscitée. 
"Il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis," nie-t-il.  Intitulé "la marche du peuple et la diversion", il se défend d’avoir "comparé le gouvernement actuel aux nazis". Pour lui, les "agents" d’Emmanuel Macron en sont "réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force." Et de conclure : "Dorénavant il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis".

VOIR et ENTENDRE l'anaphore fallacieuse et insultante du délirant Mélenchon :
video

Depuis, les condamnations pleuvent sur le leader de la France insoumise
Jean-Claude Mailly, le patron de Force ouvrière, a taclé l'ex-professeur sur sa pseudo maîtrise de l'Histoire. Invité du Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI, il a ainsi réagi au déraillement de Mélenchon, déclarant : "Le régime nazi, c’est pas la rue qui l’a abattu, ce sont les alliés, ce sont les Américains, ce sont les Russes à une époque, etc (…) Si on connaît un peu son Histoire, c’est même la rue qui a amené le nazisme d’une certaine manière, donc il faut faire attention à ce que l’on dit".
Cette faute - un classique de l'extrême gauche - lui collera désormais à la peau.

Affrontement de deux bandes : la rixe se termine en drame à Paris 19e

Un mort et plusieurs blessés dans une rixe géante à Paris

Une "bagarre" impliquant une trentaine de "jeunes" a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans le 19e arrondissement de Paris


Peu avant minuit, des détonations ont été entendues entre la gare RER Rosa Parks et les rues de Crimée, de l'Ourcq, Gaston Tessier et d'Aubervilliers, révèle Le Parisien. Sur place, les secours et les forces de l'ordre y découvrent un "jeune homme" de 18 ans, "agonisant, une balle dans l'abdomen". Il était connu des services de police, précise Le Point.
Mortellement touché, il décédera dans la nuit à l'hôpital Bichat, indique le quotidien. Dans le quartier de la rixe, qui n'aurait opposé que "deux groupes d'une vingtaine de jeunes des cités Mathys et Colette-Magny, qui se sont affrontés en utilisant armes à feu et bombes de gaz lacrymogène". Les policiers découvrent neuf douillesSelon Le Point, "les enquêteurs ont retrouvé trois cartouches percutées, de calibre 9 mm".

Résultat de recherche d'images pour "Paris 19e"Un deuxième mineur s'est présenté de lui-même à l'hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement de la capitale. Lui aussi était blessé par balle, mais au niveau de l'épaule.

Un peu plus tard, c'est une mère de famille qui a contacté les secours pour son fils, âgé de 17 ans, qui avait reçu un coup de couteau au bras et au flanc droit. La radio effectuée par les médecins de la Pitié-Salpêtrière a également révélé la présence d'éclats de balle dans la blessure de ce troisième "jeune homme". 

Mars 2016 : lors qu'un rassemblement de lycéens devant le lycée Bergson (19e) en soutien à l'élève qui agressa un policier la veille, plusieurs dizaines de jeunes s'en sont violemment pris aux commissariats du 10e et 19e arrondissement.
Les circonstances de cette rixe restent encore très floues, d'autant que "les témoins ne sont guère bavards", raconte une "source proche du dossier" au quotidien. Les images de vidéosurveillance du quartier ont été saisies : seront-elles plus "bavardes" ? 
L'enquête a été confiée aux enquêteurs de la 2e DPJ de Paris. Le ou les tireurs n'ont encore pas été identifiés.

Le XIXe arrondissement est une zone multiculturelle au NE de Paris
"Une" du Parisien (édition Paris) du 14 avril 2017

Roger Madec, sénateur socialiste, a imprimé sa marque sur cet arrondissement pendant 17 ans (1995-2013). 
Cet apparatchik socialiste fut aussi favorable au pack mariage homosexuel, Procréation Médicale Assistée (PMA) et Gestation pour autrui (GPA). Modèle de tolérance démocratique, du tournage dans la salle des mariages de la mairie d'arrondissement d'un numéro de l'émission de France 2 Complément d'enquête, consacré à l'homosexualité, le 29 novembre 2012, lors, il fit couper l'électricité pendant l'interview de la porte-parole de l'opposition au mariage pour tous, Frigide Barjot.


En 2012, il salua comme un "grand pas" le vote "consacrant la Palestine comme un État observateur" à l'ONU. Fin juillet 2017, trois semaines après l’évacuation de 2.770 migrants dans le quartier de la Chapelle, les campements se sont reformés et, dans l’immense majorité des cas, ce sont ceux qui ont été mis à l’abri début juillet, pour la plupart des migrants venus du Soudan, d’Erythrée ou d’Afghanistan, de passage en France vers le Royaume Uni, après avoir transité par l'Allemagne, la Suède ou la Norvège. Le 18 août dernier, plus de 2.000 migrants étaient à nouveau évacués. "Une partie des migrants présents à la Chapelle serait probablement là-bas pour tenter la traversée. Mais on recense également énormément de migrants qui souhaitent rester en France pour commencer une nouvelle vie ici," admet Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.
Soudanais aux abords du CAO du Boulevard Ney
En novembre 2016, un centre pour migrants a ouvert ses portes à Paris et c'était dans le XIXe, au 70, boulevard Ney. Exclusivement réservé aux hommes, ce Centre d’accueil et d’orientation(CAO), "centre humanitaire d’accueil pour réfugiés" de 400 places, mais un lieu de transit : les clandestins sont censés y rester de cinq à dix jours maximum. La Ville de Paris (ses contribuables) a déboursé 6,6 millions d’euros pour l’installation de ce nouveau centre d’accueil d’urgence, et l’Etat (c'est qui ?) 1,3 million. Les frais de fonctionnement annuels (dont les salaires des 120 salariés) sont partagés par la Ville – 1,4 million d’euros – et l’Etat – 7,2 millions d’euros.

En avril 2017,
une bagarre généralisée a éclaté au centre d'accueil des migrants Porte de la Chapelle à Paris, impliquant plus d’une cinquantaine de migrants, Afghans d’un côté et Soudanais de l’autre. Une vingtaine de migrants a été blessée. Un jeune homme, frappé à coups de bâton, était dans un état grave, sans que soit engagé son pronostic vital.

Les armes à feu parlent de manière récurrente.
En août 2016, un homme fut blessé par balle près des Buttes-Chaumont, le long de l’avenue Simon Bolivar (19e arrondissement), après qu’une bagarre ait éclaté vers 2h30 du matin, d'après Metronews. La police soupçonna un règlement de comptes et on en resta là, malgré une personne laissée "allongée au sol"...Une habitante du quartier donne davantage d’éléments. "Je dormais les fenêtres ouvertes et j’ai entendu plusieurs détonations, comme trois ou quatre coups de feu. Quand j’ai regardé dans la rue, j’ai vu un groupe de personnes, dont une était allongée sur le sol. Ensuite, d’autres hommes sont arrivés avec des barres de fer", expliqua-t-elle.
Le 21 mars 2017, un jeune homme un adulte de 30 ans est mort des suites de ses blessures après une bagarre dans un bar à Paris, rue de la Grange-aux-Belles dans le Xe arrondissement. Une vingtaine d'individus ont mené une expédition punitive, pénétrant dans un bar et provoquant une violente bagarre. Dans un premier temps, trois "personnes" ont été grièvement blessées, à coups de couteau ou à coups de barre de fer. Mais le plus durement touché, qui avait reçu pas moins de quatre coups de couteau, a été transporté à l'hôpital Lariboisière avant de décéder sur place. La victime, âgée de 30 ans, était domiciliée dans le ...XIXe arrondissement de Paris.

XIXe contre XVIIIe: la guerre de bandes qui déchire le nord-est de Paris
Dans un article d'octobre 2016, Les InRocks alerta sur la montée de la violence - singulièrement depuis 2014- entre "ses jeunes" et ceux de l'arrondissement voisin du XIXe, dans des "batailles rangées" à proximité du "pont bleu", rue Riquet.
Des bandes de plus en plus jeunes – certains n'ont pas mué – mais aussi de plus en plus violentes, comme le témoigne une vidéo amateur d'une de ses "batailles rangées", qui ont lieu à proximité du "pont bleu", rue Riquet, à la frontière des deux arrondissements.

VOIR et ENTENDRE l'affrontement entre "personnes" de couleur en 2013:
Pour tenter une prise de conscience de la violence et de l'absurdité de ces violences juvéniles, un documentaire, en collaboration avec Pas 2 Quartier, donne la parole à ces jeunes, en leur demandant ce qu'ils pensent de l'engrenage dans lequel ils se piègent. Associé à Medhi, un bénévole du LAI (une structure dediée aux jeunes du 18e), ainsi que Youssouf de l’association Entr'Aide, basée dans le XIXe, il présente ce document :
"Si, arrivé à un certain âge, il peut y avoir de vrais enjeux chez les plus jeunes, ces bastons ont plutôt un air de 'guerre des boutons' ", mais mortelle !, entre "gamins de deux territoires"sans objectif précis. 
Dans le quartier La Chapelle, les campements se reforment évacuation après évacuation.
Migrants désoeuvrés, Porte de La Chapelle, Paris 19e (juillet 2017)
Beaucoup d’entre eux sont déscolarisés. Et de manière plus générale, les activités manquent dans ces quartiers", assure-t-on sur France 24, suggérant une faible attractivité de l'école...
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Des élus locaux interrogés mettent en cause la pauvreté et le manque d'encadrement familial pour tenter de se défausser de la responsabilité de ces tensions. La pauvreté, la forte démographie dans le quartier de La Chapelle et le manque d’encadrement familial, quand les parents ne maîtrisent pas la langue véhiculaire et n’ont pas un rythme de travail sécurisant, "si bien que leur goût du challenge n’est pas utilisé à bon escient" !

Image associéePour apaiser les tensions entre les bandes des deux arrondissements, de nombreux projets culturels ont été lancés, ce qui contredit l'excuse du "manque d'encadrement". La dernière étape est de montrer cette vidéo aux protagonistes des bagarres, pour leur faire prendre conscience de l'aspect primitif de ces luttes meurtrières, un retour à la barbarie décrit par William Golding dans "Sa Majesté des Mouches".